La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LE SOCIALISME COMMUSAL li57 La majeure partie des recettes budgétaires <le la Yillc de Paris n'est-elle pas affectée à des dépenses d'enseignement (aux éléments créés pour la libéralité intelligente du con~eil municipal il ne manque que le titre cl'Université municipale) : et à l'organisation de l'a:;sistance, où. sont dépensés, sans compter, non seulement des centaines de mille francs ruais des millions. Xous avons sous les yeux une série d'études comparées d'assistance, de rapports, la plupart dus à un homrn<' d"un dévouement infatigable, nous avons nommé hl. 8trauss. L'on comprendra que nom; ne puissions pas entrer dans l'examen de cette vaste question. L"assistance publique it Paris et les progrès que comporterait encore ce sen·ice sans exemples en Europe, mériteraient une étude spéciale que nous entreprendrons peut-ê•tre un jour. Pour lïnstant nous devons nous borner it constater que malgré les ambages de l'Administration, tout ce qui pou,·ait-être tenté a été fait. Et l'an dernier, gràce aux cffortHde ~DL 8traus:;, Faillet, Bompard, Xavarr~, Cattiaux, etc ... le casier ,;anitaire de::; immeubles, les secours à domicile, les consultations gratuites, les répartitions des secours des bureaux de bienfaisance, les dispensaires, les stations maritimes et thermales, le régime intérieur et alimentaire des hôpitaux, hospices, maisons de refuge, le mécanisme du service des Enfants abandonnés, etc.,. ont subi dïmportants r,:1maniements, toujom·s et ,mulement en fayeur de,; intéressés. Enfin,non content de la surveillance <lesnombreuses maisons hospitalières exercée par le Comité spécialement ou plutôt olliciellement nommé it cet elîet, le Conseil municipal vient de se partager en sous-commissions dites de cont1·ôle. Bref, à aucun moment le conseil municipal n·a failli à ses devoirs d'assistance et d'hygiène publiques ; il a constamment poursuivi l'amélioration des services hospitaliers : il n·a reculé devant aucun sacrifice. A aucun moment il ne s'est laissé influencer par l'insuffisante déférence du pouvoir central, plus préoccupé de revendiquer ùes droits que d'exercer des devoirs. Ni les mécomptes, ni les injures à la suite de la laïcisation n'ont lassé la patiente sollicitude du conseil municipal de Paris, Quant aux cantines scolaires, il y a longtemps qu'elles fonctionnent, et aussi les colonies scolaires pendant les vacances pour les eufants souffreteux, soit au bord de la mer, soit dans une campagne vivifiante. Les vingt Caisses des Ecoles, toutes très largement subventionnées par le Conseil, suivant les besoins respectifs des arrondissements, ont, clans leurs attributions, non seulement les cantines scolaires, mais encore la distribution aux enfants pauvres 42

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