058 LA REVUE SOCIALISTE de vêtements chauds en hiver, de blouses en été, et de chaussures et le paiement des heures de service supplémentaira exigées des instituteurs pour la surveillance des classes dites de garde, c'est-àdire pour la surveillance à l'école apràs la classe du soir, des enfants dont les parents sont forcés par leur travail à ne rentrer à la maison que le soir. La nouniture des enfants à midi consiste en une soupe, un 1>etit morceau de viande et des légumes, Ceux dont l'indigence n'est pas absolue ont le même repas pour le prix de O fr. 20. Mais ce que nous voulons signaler en terminant, et recommander à tous les conseils municipaux et aux Caisses des Ecoles, • c'est une formule aux expressions très heureuses qui est distribuée à chaque enfant des écoles primaires au commencement do l'année scolaire, pour qu'il la montre à ses parents. Si ces derniers désirent que leur enfant participe it la distribution gratuite de la nourriture quotidienne et des vêtements, ilR doivent l'inscrire au bas de la formule ci-dessous. A près enquête, le conseil d'administration de la Caisse des Ecoles décide du sort de la demande; mais la plupart des demandes sont reconnues justifiées. ~"est-il pas une plus belle constatation, un plus bel éloge de la dignité des sentiments de notre classe ouvrière. Il serait peut-être préférable que, selon les programmes égalitaires du socialisme, la gratuité de l'enseignement ffit également étendue à l'alimentation et au vêtement, sans aucun besoin de sollicitation. 3.Iais tant 4ue nous vivrons dans le milieu politique et économique actuel, les Conseils municipaux et les Caisses des Ecoles n'auront jamais assez de ressources pour satisfaire intégralement cc nouveau service public. Et ce qui est vrai à Paris, l'est malheureusement it fortiori pour la Province. Nous ne pouvons donc trop louer les heureuses expressions de la formule que nous reproduisons, puisqu'elle suffit, clans la plupart des cas, à ne laisser éclore que des demandes absolument justifiées, et qu'en tous cas elle est un stimulant d'amour propre et de fraternité en même temps qu'un hommage à la solidarité humaine: <( La Caisse ùes Ecoles est une association de citoyens 4ui, << par des cotisations volontaires (et gràco aux subventions du « Conseil municipal), cherchent à venir en aide aux enfants ùes « écoles dont les parents sont atteints par l'infortune ; en agissant « ainsi dans la mesure de leurs ressources, ils remplissent leur << devoir, non pas de charité, mais de solidarité républicaine, et « leur aide peut-êtra acceptée sans arrière-pensée comme sans « faux respect humain. (< A ce devoir correspond, pour les parents, celui de ne parti-
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