LE SOCIALISME COMMUNAL G45 lers mumc1paux: socialistes, l'on a l'intention de remanier les tax:es d'octroi, et l'administration des hospices et du bureau de bienfaisance, et de créer un asile spécial pour les enfants dont la mère serait à l'hôpital. Aux calomnies du 1'e111p.~,dl'eEstr~fl'ttc,cles Débat.~ et du Figal'O, à propos des indemnités votées à ses membres par le conseil municipal, au sujet du refus d'une partie du budget de la police, voici une réponse topique de M. Walter, maire de St-Denis : « Les 32 conseillers municipaux de St-Denis sont la plupart « des travai!lEUrs, c'est-à-dire des citoyens obligés de passer leur « journée à l'atelier et de prendre sur leur repos le temps qu'ils « consacrent aux affaires de la ville. - Pouvant être appelés, en « dehors des séances du soir, à siéger extraordinairement pendant « le jour, obligés à des déplacements, à des démarches, le conseil « a pensé qu'il serait juste d'indemniser ceux do ses membres « astreints à une trop granùe perte de temps. Il a donc été voté, « non pas 3,000 fr. pour chacun des trente-deux conseillers, mais « un unique crédit global de :3,000fr., sur lequel ces frais seraient « prélevés, s'il y a lieu; car, le fait d'inscrire un crédit n'en « implique pas la dépense. Trois mille francs en tout, c'est-à-dire « cent francs par conseiller, soit vingt-huit centimes par jour, « pour travail perdu et les menus frais divers indispensables. « Quant à la police, que le conseil eût refusé ou non d'en « inscrire les frais au budget, c'était là une protestation toute « platonique, puisque cette dépense est obligatoire et que l'aclmi- « nistration supérieure prélèvera ces fonds d'offices.- Puisque la « police est appelée municipale, puisque c'est la ville qui la paie « sur la part lui revenant de l'octroi de banlieue, puisqu·enfin le « maire est le premier magistrat de la cité, il semble peu équitable << que la municipalité n'ait aucune ingérence clans le fonctionne- « ment de cette force publique, qu'elle ne puisse contrôler et « diriger ce service comme elle dirige et contrôlc les autres « services communaux. )> Ces réflexions s'appliquent également aux conflits survenus entre l'administration et la municipalité à Narbonne et à :Montluçon. « Ce qui ressort incontestablement de la loi du 5 Avril 1884, « dit un auteur classique, de son esprit géné1~.:1c1'e, st d'étendre le « plus possible les pouvoirs du conseil municipal, en tout ce qui « touche l'administration de la commune. » Or, le plus possible est devenu le moins possible. En réalité le législateur a le plus possible entouré ce principe de nombreuses exceptions. Les conseils municipaux, et les maires pompeusement
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