016 LA REVUE SOCIALISTE dénommés officiers <le!'Mat ci vil et de police judiciaire ne sont, dans la plupart rles cas, que dl•s officiants, sons le contrôle et la surveillance des sons-préfets et des préfets. Donc, bien que personnellement nous no soyons pas partisans d'une autonomie communale complète, nous ne saurions trouver mauvaise aucune des formes choiRies par les socialistes pour protester contre les lisières légales et l'ingénieuse tracasserie <le l'administration même dans leurs pl us bÉ'nigntis initiatives. A X,11·bo11111', sur l'initiative de notre ami Ferron!, les biens communaux, aliénés en partie par des municipalitks ignorantes ou imprévoyantes, seront organisés en propriété collective communale, au bénéfice des travailleurs agricoles non possédants. Il en sera de même dans les communes rurales du Cher et des Ardennes. Il est grand temps qu'un socialisme réparateur vienne non seulement réorganiser mais encore augmenter les biens communaux, car jusqu'à ce jour la République a continué et répété la faute commise par le troisième Empire de détruire 1:,ystématiquement les biens communaux en en facilitant la désaffectation an profit des grands on petits capitalistes des campagn,,s, et d'enleYer ainsi aux pauvres ménages la faculté de conserver la ·vache ou la chévre qui trouvait jadis sa nourriture clans le pâturage commun. Dans les Ardennes : à Kouzon, le conseil a aussi voté la suppression d·une journée de prestation sur trois, et la création d'une pharmacie municipale; - à Reuin, qui possède des bois évalués à une somme d'environ 3 millions, - sur lesquels en contributions et frais d'administration forestière il faut payer annuellement 28,500 fr. sans qne la commune ait le droit de faire des coupes à moins d'autorisation préfectorale, - le conseil municipal a décidé de faire pour 100,000 francs de coupes, et le préfet a dû s'incliner devant l'agitation créée sur cette question d'alimentation du budget des réformes socialistes projetées. Parmi les communes où le parti socialiste a remporté une victoire signalée, se trouve en prPmier lieu Roubaix. - Les candidats de la liste ouvrière, une fois entrés à !'Hôtel-de-Ville se Bontimmédiatement appliqués à rechercher les moyens possibles de réaliser le progamme do Lyon. Et voici à ce propos une déclaration du maire, l\I. Henri Garette, enregistrée dans le Figarr> par M. Huret au cours de son Exposition Universelle de la bêtistt bourgeoise: Eh ben ! voilà : nous allons commencer par les cantines scolaires; puisque, d'après nous, les enfants devraient être élevés paa· l'Etat, c'est bien juste que les pauvres aient de quoi manger à l'école, n·est-ee pas? On leur donc,era un repas de viande; ceux qui auront le moyen de payer paieront. On distri-
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