REVUE DE, REYUES Gl!l Encore la Compagnie des Omnibus et l'Eco:-;0~11sTFERA;>;p1s! Je demande p:trdon an lecteur de l'entretenir à nou,·eau des méfaits de cette Compagnie, mais je ne satmti laisticr passer cette fois sans protester contre leur inexactitude absolu<', les ass«'rlions de ~I. Leroy-Beaulieu. Cc professeur d'économie politique a fait de son journal, à allures scienlifiqt1cs, la tribune dC' cette société financière, et j'ai déjà mentionné, dans le dernier numéro de la revue la tàche rebutante échue it .\1.BrC'lay,défenseur attitré des Compagnies, contre les revendications du Conseil municipal de Paris. ~1. Brelay el ~J. Lero.r-B<'aulien me diront qnr c'est leur droit de défendre telle compagnie que bon leur semble, coutre le Conseil municipal. Encore conviendrait-il que ~I. Lero.rBeanlieu, en sa qualité de professeur au Collège de France, connùi le premier mot de la question qu'il a la prétention de trancher. Profes orat oblige mieux encore que noble- e à ne dire qne des choses vraies et raisonnables. Or M. Leroy-Beau lieu en personne, écrit dans un dés derniers numéros de l'R1v11w111i.~te: « Le Conseil municipal ne songe qu'à faire la guerre aux Compagnies (d'omnibus et tramways), il leur impose d<'' charges effroyables, 1,500 francs par voiture, de sorte qu'il faut que les voitures soient toujours pleines pour qu'elles fassent leurs frais.» Il y a qnelq ne chose de plus (< effroyable » que les (< charges» imposées par le Conseil à la Compagnie dC's Omnibus - c'est l'ignorance ou la mauvaise foi, au choix de .M. Leroy-Beau lieu. Qu'on en juge : D'abord ce n'est pas 1,500 francs, mais 2,000 francs que la Yille de Paris perçoit sur les voitures d'omnibnsou de tramways (sauf pour un<' partie des voitures-tramways); un professeur d'économie politiqur citant un chiffre. doit toujours citC'r un chiffre exact. Ensuite, cette charge« effroyable>>de 2,000 francs par voiture ce n'est pas le Conseil municipal de Paris qui l'a imposée. Elle C'st pré,·ue au traité élaboré par le baron Haussmann et la Commission municipale de 1860, traité accepté par la Compagnie des Omnibus, et ·si peu onéreuse pour elle, que ses fondateurs estimèrent à 12 millions la valeur d'apport de la Concession obtenue avec les charges« effroyables» dont parle M. Leroy-Beaulieu. A entendre le rédacteur en chef de l'Eco1w111iste, il sPmblerait que la Compagnie des Omnibus est dans l'impossibilité de faire face aux redevances qu'elle doit à la Ville de Paris, et que ses administrateurs sont réduits ù demander une diminution de ces redevances pour augmenter la valeur de leurs jetons. Or, depuis 1855, date du premier traité passé entre la Yille de Paris
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