620 LA REVUE SOCIALISTE <'t la Compagnie des Omnibus, malgré la majoration de 12 millions, représentant, à 8 ¼, un intérêt annuel, c'esl-à-dire une majoration de charges de 960,000 francs. La Compagnie des Omnibus a pu toujours, non seulement distribuer des di ,,idendes, mais encore accroitre son actif social dans des proportions telles que col actif, estimé un peu plus de 3 millions en 185j, s'élève aujourd'hui à plus de 120 millions. Une clause spécildc du trailé de 18GO interdit l'amélioration du fonds social et réserve à la Yillc le partage des bénéfices au-dessus de 8 ¼. La Yi lie de Paris n'a rien louché encore, mais la Compagnie a accru son actif dans la proportion que je viens d'indiquer. li faut donc, nécessairement, qu'elle ait frustré la Yille de sa part de bénéfice? J'ai démontré, dans un rapport, dont le r,onseil municipal a adopté les conclu ions, comment cette spoliation s'était produifo ctj'y renvoie M. Leroy-Beaulieu pour plus ample informé. En attendant, je me permettrai de demander au corps de profflsseurs qui composent le Collège de France d'édicter des pénalités unh·er itaires sévères contre ceux d'entre eux qui commettront des bévues aussi grossières que CC'llecommise par .\I. Leroy-Beaulieu. Le dC'rnier nnméro del' Assoc1.n10x cATIIOLIQUE contient une critique bien intéressante de l'Enquète récemment faite par les .\Iinislèrcs de l"Agriculture, de l'Industrie el des travaux publics, sur rétaldes salaires en Belgique. L'auleur,l\l. Henri Bussoul, s'est attaché à rectifier un travail analytique important sur cette enquête, paru précédemment dans la Réfor111P,','ucia!P sous la signature de .\1.Julin,secrétaire-adjointduconseilsupérieurde l'industrie et du travail, et à montrer que les conclusions optimistes tirées des résultats de l'enqnète sont forcément érronées. :i\"ousréservant nous-m,\me de faire un co1,1pte-rendu détaillé des stalistiques belges dans les pages de ce recueil, nous ne pouvons que me111ionner ici le travail d'investigations très ingénieuses de ~f. Bussoul. Je citerai cependant un passage de son étudC', parce quïl me servira de réponse aux observations courtoises que me consacre M.Nogues dans la Chroniqur bibliograplti,_1_111, dr l'As.~orir1tio11. ~L :i\"oguesm'accuse en effet de critiquer les calholiques en prenant« mes exemples parmi ceux qui se dérobent aux prescriptions» du catholicisme. Il affirme « qu'il n'est pas exact que le catholicisme ait lai sé s'établir l'ordre de chose actuel » - l'exploitation de l'homme par l'homme poussé à un degré dïntensilé que l'antiquité grecque n'a.ait pas connue, la subor-
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