602 LA REVUE SOCIALISTE la tête appuyée sur la main, ne paraît pas satisfaite de l'époux mystique. Sa jeunesse et s::t grâce demandent à s'épanouir eu pleine vie ; c'est vrai, et juste comme physionomie ; d'un bon drapé et d'un mouvement sincère. Nous passons sous silence les sujets de fantaisie, en robe empire, ou en redingote surmontée d'un chapeau haut de forme, et suivie d'une culotte; estimant qu'il faut laisser aux tailleurs le plaisir de dénaturer le corps humain ; et qu'il suffit de s'enlaidir dans la vie sous prétexte du chaud ou du froid, sans obliger !'Art à gclter la nature. Le seul vêtement y_uiconvienne à la beauté, c'est le drapé, qui l'accompagne sans la dénaturer. Il est tout aussi ridicule de nous montrer une femme nue, un violoncelle clans les bras. La muse de la musique est le sujet principal; l'instrutrument devient un accessoire qui gagne à demeurer clans l'ombre. De Barrias : lrt 1Yal!tre mystérieuse et 11oiléedevant la Scienœ; jeune femme aux contours harmonieux et an ge,ite simple. Lafcâm a aussi ses représentants à la sculpture. Deux hommes, deux hercules, se disputent une bouchée de pain. Que de pauvres saltimbanques, de ceux qui soulèvent les poids sur nos places publiques, reconnaîtraient là, leur navrante histoire. Le sujet est heureusement traité par Durnbauer. A r<:lmarquer : la Nymphe à la coquille, do Bancher. La Guerre, <l'Houdain: menaçante, la Jfort l>tend,sur les combattants des deux partis, ses mainB décharnées ; œu vre sérieuse et qui fait penser. Let Sorcièn dP J1acùeth, de Savine ; bonne étude de vieille femme pour ceux qui admettent en sculpture le genre polychrome, et les accessoires. Syamour nous donne une simple étude : Buste de Faurie,-. Impossible de mentionner toutes les œuvres qui décorent le hall des Champs-Elysées ; beaucoup de nymphes et d'Aurores, en général agréables à voir. En somme très bonne moyenne de vrai talent. Les statuaires seraient-ils plus sérieux que les peintres ? A voir : de Roty (gravure) 8 plaquettes remarquables. De 'fonnelier : La Barque du Dante. De Froment Meurice : Jfartectu cle J!Ol"le, merveilleusement ciselé ! La place nous manque à notre grand regret, pour signaler nombre d'œuvres remarquables qui sont exposées dans cette partie du salon. Nous remarquons que les artistes se préoccupent trop de produire des portraits de personnages connus, d'actrices en renom; ils oublient ce qui est le fond même de leur art : la recherche con.<iciencieuse t lente du sujet, de la touche, des effets de lumière, de la disposition des personnages, du relief qu'il
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