!sALOXS rnna (i03 convient de leur donner, relief qui ne consiste pas toujours itmettreun personnage au premier plan, comme on le fait au thi•àtre, mais à le mettre en valeur ,mirnnt sa nature, à son caractère, 11uellcque soit sa place dans le tableau, connue cela se passe dans la nature. Une plante rare, un oiseau au plumage mervl'illeux, u1w belle jeune femme, un homme vigoureux, sont caché,; parfois dans la foule d~cmblableH et n'en brillent pas moins d'un éclat r{>el: c'est faute de comprendre cette loi, que les acteurs de Recond plan, négligent leurs petits rôleR. Quoi qu'il en soit, l'art pictural et sculptu1·al n'est point en décadence; il est au-dessus des petites qucrellt>s de clocher, ou plutôt il en fait son profit, elles le stimulent: la recherche scientifique sérieuse, même quand elle s'égare, même quand clic produit peu de résultats apparents, a ce résultat inapp1·{•ciabh' d'ouvrir le champ aux: in,·estigationR futures. Il n'y a point lieu de décourager les rnillants, ni d'anNer l'esso1· des aventureux. Chacun apporlJ s._-i pierr0 it l'édi lice commun. Tous sont du bons ouvrier., ; l'avenir, plus que nous, choisira parmi eux une élite. En somme les impres,;ionniRles, les scientifiques et les claRsiques se partagent le domaine artistit1ue. Je crois que ce,; trois ordres gagneraient à fm,ionner ; les classiqueA devraient tenir plus de compte de la science moderne ; les imp1-essionnistes ne pas s'abandonner uniquement à leur impn•ssion qui peut, par suite de mauvaise organisation, êti·e faus,;e; et les sciemifiques ne devraient pas résoudre l'art soos une formule algébrique. Quant aux réalistes ili:!gagneraient it s'élewr parfois au-de;:;,msdes nuages, en compagnie des idéalh;tes, t-auf à profiter du voyage, pour mettre un peu de bom; sens dans le pinceau fantôme de leurs compagnons de roule. L'art no se rl'.•soutpas dans une école ni sous une formule ; il est multiple dans ses manifestations, multiple dans ses procédé~. Ce qui le détruit, c'est le système quel qu'il soit. Un beau coucher de soleil, un beau leYer d'aurore éclaire les monts et les collineR, les plaines et les Talll•t>s,les hommes et les choses. li échtire aussi ce rayon mystérieux: qui passe dans le regard et qui est l'àme <lesêtres ; et il les l-claire dans des tons harmonieusement fondus, et il en dessine les contours avec pureté ; p;u·fois, aussi, il les enveloppe d\111 côté d'une pénombre mystérieuse tandis qu'éclate à l'opposite, toute la pourpre de la grande palette sidérale. Regardez jeunes gens et comprenez. GERVAISE.
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