CllAXSQS:, 1-!0CIALISTES IX GUERRE SOCIALE Faites la ronde autour de leurs châteaux, Faites la ronde! Et puisque le prolétaire gronde, Aiguisez, ô vaillants, vos couteaux. Mettez la torche où sont les millions, Mettez la torche ! Que le riche, tremblant sous son porche. Souffre, ô vengeurs, vos rebellions. _;,--- Tirez l"épée au travers des cités, Tirez l'épée! Que par vous la richesse frappée, Courbe sous vos pieds ses fiertés. Coulez la haine au cœur de ces haineux, Coulez la haine! Et brisant les nœuds de votre chaine, Erigez I'Avenir lumineux. Battez la charge et sonnez des clairons. Battez la charge ! Leur vaisseau qui pourrit sombre au large! .. Sur le nôtre nous atterrirons. X LE PROLÉTAIRE A tous appartenait la terre Durant les siècles révolus. Mais maintenant il ne l'a plus, Le prolétaire ! Le pré vert, la forêt. austère Ont des bornes contre sa faim, Cependant, ils aidaient sans fin Le prolétaire ! Le ciel que le nuage altère Et le soleil lui sont comptés, Nul n'a jamais vu les gaietés Du prolétaire 1 Octobre 1889. La vie est encore un mystère Pour lui; qui donc l'on instruira? L'instruction? Il ne l'aura, Le prolétaire ! Qu'importe: commed'un cratère, La lave échappe en bondissant, L"avenir surgira du sang Du prolétaire 1 Et ce sera le phalanstère. La terre à tous, l'outil à tous, La Commune ouvrant les verroux Du prolétaire ! Jean LOMBARD.
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