La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

1111\T;RlCE RITTIXGHAUSES enfants et son obésité maladi,·c faisait présumer qu'il n·en aurait jamais. On lui fit donc proposer plus tard de vendre le comlé à l'l couronne. (,uy, qui avait bien voulu !"accaparer 1wndant sa Yic, mais qui ne voulait nullement déposséder srs ne>l'Cuxaprès sa mort, rntra dans une extr<'•mc fureur il la première onvrrlurc ~ur cc sujet, rt menaça de se Ycnger de l"cnrnyé du roi. ~lais celui-ci g-agna la comtesse par la promesse>d'un riche douaire', rt avec l'aide d'un rnlct. on parvint peu il peu ù amener Guy qni ne pouvait plus sortir de sa chambre. et aupri.•.,duquel on ne laissait pénélrrr personne, à signer l'acte de vente.11 mourut en 1307, rt la couronne prit possrssion du comté pour une somme dérisoire>. Ainsi Jran et Guy ,le Blois se trouvi.•rcnt dépouillés du grand héritage de leur père et réduits à leurs seules pos r - sions des Pays-Bas, Trcslong, llafflcn, Bothland, etc. lis formèrent deux lignrs dont l'ainée fut surnommée celle ùc Treslong. et la cadette celle de IIaflten. Lrs de Blois prirent une part active à la rérnlulion contre Philippl' [l. ~laximilicn de Blois fut le prrmier qui signa le Compromis des :'.\oblrs, ùans la mai~on de ::\icolas de Hamm, et son exemple fut suivi à lïn$Üll1t par dix autre. genlilhommes, parmi lesquels ses cousins .TPan et Guillaume de Blois. Après J'arriYéc du duc d'Albe, ~laxintilirn essaya de s'emparer d".imstcrdam par un hardi coup dl' main, mais il fut fait prisonnirr. condamné à mort et r:>.écuU•avec Jean de Blois rt d'autres nobles, le 2 juin 13138,peu dr jour:; arnnt Egmont et Horn. Guillaume de Blois vengea de chrrnlerc que façon la mort de se parents. Birn que blessé ù .fcmmingcn, il acheta un vaisseau, dr,·in! gueux de mer. et alla attaquel' la ville de Briel. qn'il cnlrva aux Espagnols, cr qni donna lP signal de la réroltc gén{•rale des Pays-Bas. En 1:rn:i il fut nommé amiral de Ilollandr ctde Zélande. Lancelot de Blois de la branche ainée de sa maison, émigra à Cologne, oit il épousa .Judith de Hénot, la sœur du sarnnt théologuc et diplomate Harlger de Hénot. Celui-ci malgré les hautes dignités ecclésiastiques dont il était revètu, fut frappé vers la fin de sa vie d'nne accusation de sorcellerie. Il parvint, il est Yrai, à se disculper complètement, mais il ne put sauver sa sœur, Catherine de Hénot. Cette dame, bien que soumise à la torture trois fois jusqu'à la syncope, ne cessa de protester de son innœence jnsqu'à la mort avec une fermeté digne d'admiration, Elle fut brûlée comme sorcière à Cologne, le 26 mai 1628. Yoyez pour l'exactitude de la généalogie: Depuis le normand Gerlo jusqu'à Rittinghausen : Du Tillet : Recueil des roi8 dr• France. André du Chesne : Hisloi1·e des Gomlf'i; df' Ghâtil/011-1;11 r-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==