LA REVUE SOCIALISTE LAM~THODEEXPiRIMENTALE D.\.NS LA POLITIQUE C'o11jérP11dcéPveloppée m1 Cfrdf cll's Etudiants de l'I11stilllt .S'upérieur dl' Commfl're d' .d.111·e1. ·s . . . . . L'abondance des systèmes et la confusion des idées dam; la politique sont des faits qui se passent de démonstration. Si, malgré cela, la pratique des politiciens est presque toujours la même, cela ne fait que grandir l'embarras de l'observateur impartial, lorsqu'il so trouve en présence de tant de systèmes et lorsqu'il voit chacun d'eux se défendre avec le même acharnement. L'observation sérieuse de ce que nous voyons se passer, nous autorise à affirmer que les hommes politiques, même et surtout ceux qui se croient appelés à diriger les peuples, n'ont aucune idée politique, à base scientifique. Celui-là qui n'oserait entreprendre la réparation d'une paire de bottes sans un apprentissage quelconque, se croit devenu soudainement l'homme politique le plus capable. Pour traiter les affaires générales et diriger les hommes, peut-on croire qu'il est besoin d'autre chose que du traditionnel sens commun et d'un peu de bonne volonté ? A. Régnard a mille fois raison, lorsqu'il fait cette constatation dans son livre l'Etat, .çesorigines, sa natun et son but. Mais n'est-il pas possible de trouver le moyen <l'établir une
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==