La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LES CHEY ALIERS DU TRA YAIL .'>5l gences; chacun ne se sent pas toujour,; la foi nécessaire pour devenir apôtre et les Chevaliers auraient eu bien plus de recrues s'ils avaient créé des caisses do retraite. Bien des ouvrier,; auraient été attirés et peut-être alors, au contact de leurs nouveaux frère,:, seraient-ils devenus Je fervents adeptes de la maxime : << Le tort fait à un est un tort fait à tous. » Il est nai que certaines assemblées de CheYaliers ont fait beaucoup de bien à plusieurs de leur,; membres rombés malad~s et sont venues au secours des familles de quelques-uns des leurs, décédés. :.Iais la mesure était purement spontanée et n'était pas recommandée par les statuts. Le cas du reste est fort rare, car les assemblées disposent fort rarement de capitaux. C'est à peine si dans certains cas elles consentent des prêts pour permettra aux ouvriers besoig11eux d'acheter du charbon ou des vêtements au début de l'hiver: encore ce prêt est-il facultatif. Tout cela à n'en pas douter est très insuffisant. Il est inùispensable que les Chevaliers y remédient promptement ; ce sera la meilleure manière de croître en importance, en autorité et de faire comprendre à la masse des travailleurs, le but noble, la tàche sainte que s'est proposée leur gm11de école d'égalité. STt:PHAXE JOt;SSELIX.

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