LES CHEY ALIERS DU TRA VAIL 543 Dans ce dernier pays, le Parlement a passé en 1880, sur cette question, un acte qui devait rester en vigueur pendant sept ans. Il déclare que le patron est tenu responsable lorsque l'accident est causé : l" Par un défaut quelconque ùans les agencements, les ateliers, les machines ou instruments en usage clans l'établissement du patron; 2° Par la négligence de t~ute personne employée par le J)atron ; • W' Par la faute d'un ordre- donné par un salarié du patron ; 4° Par la négligence d'un salarié du patron chargé ùe telle ou telle besogne. En 188li, un Comité choisi par la Chambre des Communes })Our étnùier les effets de l'acte, le fit proroger en y ajoutant eertaines clauses encore plus sévères pour le patron. Aux Etats-Unis quelques Etats seulement possèdent une juridiction sur cette matière; il est donc bien naturel de voir les Chevaliers émettre une aussi légitime prétention. Al'ticle 7. - (( La reconnaissance sur un pied d'égalité par les corporations inJustrielles de tout,,s unions, corps de métiers, ordres et toutes autres sociétés et associations qui Aont déjà, ou peuvent être dans la suite, organisées par les clas:;es ouvrières pour améliorer leur condition et protéger leurs droits. » C'est le droit d'association qu'ils réclament. Qui pourrait les en blâmer? Les patrons s'érigent partout en corporations, peut-ou refuser aux ouvriers la même faculté? Il est du reste avéré que l'influence des associations a toujours été excellente dans la plupart des cas, on ne peut plus nier leur utilité. Là où elles se sont développées, elles ont exercé le plus salutaire effet sur les relations entre le capital et le travail. Elles les ont rapprochés et le présiùent ùes associations ouvrières anglaises disait avec raison : « Le princ1jJe du 1'ffOII 1·s au.1·.faitset à la raison an /i('11 df' 1·eco111·i1· à la l'iolence est 1·cûso1111abellt' 8' impose â Jll'l'lllièl'e l'ile aux 0Ul'l'Ù'1'8. ll On a voulu prétenùre que le but des associations était en réalité de fomenter des grèYes et ù'imposer dïnjustes prétentions aux. patrons. Le reproche est dénué de fondement, et pour Je prouver il nous suffira de citer les statistiques établies très impartialement par M:. Cadman: « On calcule, dit-il, que 99 % clrs dépenses des unions, depuis quelques années, ont été faites pour des vues dt> bienfaisance et 1 % seulement en luttes industrielles. » Article 8. - « Le passage des lois ayant pour objet de forcer les corporations de payer leurs employés chaque semaine en mon-
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