EROS auxquelles il se line, permettent sans excès de témérité, de doubler l'étape. Les déductions qui en résultent logiquement nous mettront sur la voie nouvelle à parcourir. Loin de clore la phase critique, la Rholution n'a fait qu'en accentuer le mouvement. Les destructions n'ont fait que ([{>chaîner les forces individualistes, sans être capables de les organiser. Les faits ont été plus forts que les principes,dégénérés de plus en plus à l'état d'étiquettes trompeuses. L'anarchie morale, avec les progrès de l'industrialisnH' eHt parvenue à son apogée. L'esclavage s'est rétabli avec toutes ses funestes conséquf<nces. Les classes dirigeantes sont absorbées par le souci des affaires. L'union des sexes est den•nu, là une charge douloureuse, ici un marché honteux. La femme descendue à l'état de salariée ou ùe prostituée a cessé <l'être mère et cl'ètre épouse.L(' feu sacré est éteint dans le foyer déserté de la famille. De libres esprits ont ressenti l'impression navrante de ce vicie moral. Ils se sont jetés hardiment à la poursuite de lïdéal perdu. Certains ont tenté de nous ramener vers un passé évanoui, comme s'il était possible de remonter le cour,i des siècles. D'autres, comme Icare, ont fondu leurs ailes au soleil. Sans quitter la terre et nous dépenser en efforts désordonnés, ouYrons seulement les yeux et regardons devant nons. Sur le fond morne du ciel, une lueur d'espoir se dessine. Une conception nouvelle apparaît dans le vague lointain de l'horizon. Entre ces deux éléments contraires - l'esclaYO révolté, lo maître oppresseur - un principe nouveau se révele qui contient la solution de l'antinomie : c'est le principe de solidarité. Enfant ùe la justice, pere de la fraternité, il rétablira l'harmonie dans les rapports sociaux. Au joug de la contrainte, il substituera l'union libre - libre à la fois dans la famille, dans la nation, dans l'humanité. Saluons l'astre naissant qui doit rallumer dans le eœur do l'homme la flamme vivifiante et créatrice de l'amour. Y. JACLARD.
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