REVUE DES REVUES 487 iiant toujours. Cependant, au Conseil municipal il ne possède que la sièges sur 126. Cette faiblesse numérique du nombre des représentants s'explique, par les conditions de l'électorat municipal. Pour être électeur, en effet, il faut payer au moins deux thalers d'impôts communaux, soit 7 fr. 50. }fais, ce n'est pas tout. Ce chiffre de 7 fr. 50 est un minimum exigible pour être inscrit sur la liste électorale. L'importance du vote à partir du 7 fr. 50 est proportionnelle à, la fortune de chaque électeur. Les contribuables électeurs sont partagés en trois classes, élisant chacune un nombre égal de conseillers. La première est formée par les citoyens dont les facultés contributives représentent exactement le tiers des impôts communaux ; ce sont les plus fort imposés, et cette première classe est peu nombreuse; la seconde l'est un peu plus: ce sont les contribuable" inscrits toujours par rang de fortune et admis à faire partie de la deuxième classe, jusqu'à ce qu'ils représentent le second tiers des impôts communaux de la ville; la troisième classe est formée par les contribuables que l'exiguïté de loura impositions ne permet pas de ranger clans les deux premières catégories. Naturellement, la troisième classe est de beaucoup la plus nombreuse. En 1887, le nombre des électeurs municipaux berlinois se répartissait ainsi : l'• classe, 3,489 ; 2" classe, 17,300 ; 3° classe, 60,600. Les ;3,000électeurs de première classe nomment un chiffre de conseillers égal à celui nommé par les 60,000 électeurs qui composent la troisième classe. Naturellement, c'est dans cette dernière catégorie que se recrutent les suffrages socialistes. Mais la capacité électorale des 60,000 électeurs du dernier degré étant de beaucoup inférieure à celle des 3,000 électeurs de première, il en résulte que les socialistes qui, aux élections de 1890 ont eu plus de cent mille suffrages à Berlin, n'ont pu faire élire que 13 des leurs au Conseil municipal, nommés dans les conditions de cens et de capacités contributives que nous venons d'indiquer. La présence des 13 socialistes _auConseil n'en est vas moins, avec l'organisation électorale présente, un signe des progrès croissants du socialisme berlinois, même au point de vue municipal. Très intéressante étude dans la Science .~ociale du mois de mars, sur la Diminution dn Revenu. 1\f. Paul Bureau, l'auteur de ce travail, cherche à déterminer les causes d'ordre économique qui provoquent la baisse du taux de l'intérêt. Nous reviendrons sur les conclusions de M. Paul Bureau, quand il les aura formulées. Jusque là, nous nous bornerons à donner quelques-uns des renseignements très complets publiés dans son premier article. La diminution du taux de l'intérêt n'est pas un phénomène
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