4 1 LA REVCE SOCIALlSTE s'attaquent it la santé dn porc, antant qn'aux cellules et aux organes <1n'ellesrongent immédiatement. L<' parasifom1e social offre donc des caractères pins instables qne le parasitisme organique. Il n'y a pas de ligne de démarcation absolne entre le parasitisme de nntrition, le parasitisme par emprunt de force et le parasitisme mimétique. « C'est ainsi qu'un sinécuriste sera ~imultanément pm·,1site de ceux <1uile paient, de ceux <1niJe protègent et auxqnols i.l emprunte la force sociale qui !ni procnre de l'arnncement, et, enfin, des autres fonctionnaires dont il porte l<' titra et qu'il discrédite par sa paresse.» .Je ne fais, ùien l'ntcnclu, qu'indiqner les grandes lign<.'sde l'étude ,le ~DL ~[anart et Vanden·elde. "Gnedocumentation abon- <lante appuie toute,; ces conclusions, esquissées it grand trait, <lans cette analyst' incon1pll'tc. Xous n•,·ienclrons sur quelques-uns des faits et des parallèlisnu•s retracés par les deux Harnnts autcm-i,, <1nandle tra,,1il que nou1>signalons sera terminé. Dans le JO['RXAL DE:'\ Ecoxo:mSTER, )L Hubert Yallcroux est dans la désolation. Gne loi, noue, ùit-il, « a été votée sans bruit, sans d<'.•batp, ar la Chambre des (léputés: ello est maintenant soumise au 8énat, <'tHi les choses RP passent au LuxPmbom·g comme elles He sont passées au Palais-Bonrbon, nous apprendrons tout-àcoup <1ue ce qui est encore projet aujourd'hui est définitivement de,·cnu loi». ((Ce qui t.>stenco1·e projet aujourd'hui, c'est l'assistance médicah• gratuite, dont l'article 1er porte : ocTout fran~·ais malade et privé clcressources re~·oit gratuitement de la commune, du dé-partemcnt et de l'gtat, suivant son domicile do secours, l'a;- sistance mé<licall'.» ~L Hubert Yalleroux voit consacré dans cette loi le p1·incipe dP l'as,iistance obligatoire, le dc,·oir social de réparer h•s iné•galités économiques existantes, bref, un commencement de ll•gislation socialiste, et il crie casse-cou aux sénateurs, afin que ceux-ci repous,ient l'odieux projet voté par la Chambre. L'article de )I. H. Yalleroux est intitulé un No1wPa11péril et nous l'a,,ons ln avec inttlrêt, moins pour ce qu'il dit que pour ce qu'il cite. Xous ne connaissons pas, en effet, le travail de )I. ~[onocl qui a sen-i de base au projet d'assistance voté par les députéH. Ce que le Journal cfosEconomistrw en cito est frappé au coin d'un esprit juste et généreux. M. Monod ne demande pas seulement que la collectiYité asflistù tous ceux do ses membres qui, atteints ù'une affection quelconqae, sont dans l'impoStlibilitf de subvenir à leurs besoins. Il élargit encore sa thèse car, dans son rapport, l'honorable directeur rappelle le mot de la Déclaration des Droits ùe l'Homme : « Les secours sont une dette sacrée».
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==