La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

REYUE DES REVUES 483 REVUE DES REVUES Parctsitisme 01·ganique el Panisilisme social, tel est le titre d'un travail extrêmement intéressant publié dans la SOCIÉTÉ NOUVELLE de février, par MM. Jean Manart et Emile Vandervelde. Le but des auteurs de cette étude comparative est de mettre en lumière, nous disent-ils, les rapports existant entre le parasitisme organique et le parasitisme social. Ils définissent le parasite ,<l'être qui vit aux dépens d'un autre, sans le détruire et sans lui rendre de services ». Le parasite, en effet, peut être nuisible QU inutile, selon qu'il a ou non avantage à détruire ou à maintenir l'hôte aux dépens duquel il vit. Dans le parasitisme organique, les collaborateurs de la Société Nouvelle distinguent : le parasitisme de nutrition, le parasitisme par emprunt de force et le parasitisme de livrée. Ce qui distingue les parasites sociaux des parasites organiques, c'est que ceux-là ne vivent jamais aux dépens de la substance d'autrui, se bornant à leur emprunter leurs moyens d'existence; le parasite organique est une espèce, le parasite social est un individu. Le premier transmet à ses descendants des caractères acquis; le second peut donner naissance à des individus ne reproduisant aucun des caractères paternels. « Ce qui crée le parasitisme social, c'est l'imitation qui joue dans la vie des sociétés un rôle aussi important què l'hérédité en matière biologique.» Enfin, il est une autre différence entre le parasite organique et le parasite social : c'est que le premier s'attaque aux individus, le second à l'espèce, ou, ce qui revient au même, à la collectivité ; « c'est la société qui est attaquée dans sa substance » par les escrocs, les malfaiteurs, quand ils s'attaquent à une victime, tout comme les trichines

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