4ï4 LA. R.EVUE SOCIALISTE 2° Suffrdge universel à 25 ans. :~ 0 Exclusion des illettrés et des assistés (Système· Graux). 4° Système du gouvernement (Habitation et capacitariat). 5° Système Frère Orban (capacitariat : instruction primaire complète). A l'heure actuelle, le referendum a été organisé dans plus de cinquante communes, ayant ensemble une population de onze cent mille personnes. Le premier referendum eut lieu à Gand le 12 juin dernier. Il était organisé par les progressistes et les socialistes seuls. Sur -!2.000inscrits, il y eut 21,648 votants, dont 21,462 pour le suffrage universel. Cette proportion s'est maintenue sensiblement la même depuis, sauf que la participation a été plus forte dans les communes où la consultation était organisée par l'administration communale et dans les communes industrielles wallonnes, En effet, tandis que la moyenne générale est de 56 votants pour 100 inscrits, la proportion s'est élevée à 72 % dans un des faubourgs de Bruxelles, Koekelberg et à 76 % dans les dix communes du Centre (Hainaut) oti a eu lieu le reforendum. A Anvers, sur 46,000 inscrits, le nombre des votants n'a pas dépassé Hl,500, soit environ 42 %; mais, en rsvanche, les résultats de Bruxelles ont été assez brillants pour faire une impression profonde. • Voici, au surplus, les chiffres officiels: Inscrits: 111,837. Votants: 60,732. Suffrage universel: 56,338, dont48,554 voix p.le S.U. à21 ans. Système Graux : 1,671. Système du Gouvernement, 1,022. Système Frère Orban : 903. Ainsi clone la quasi-unanimité des votants, et plus de la moitié des habitants, se sont prononcés en faveur du suffrage universel. Ce résultat est écrasant qu.ind on songe qu'en Suisse, dans les referenùums les plus importants, la proportion des votants ne dépasse jamais 70 % des inscrits et qu'elle est, en moyenne, de (iO % environ. Tout au plus peut-on dire qu'il y a, dans les deux villes d'Anvers et de Bruxelles, une vingtaine de milliers d'adversaires du suffrdge universel. Les autres sont des malades, des absents, des indifférents à tout, ou de pauvres diables que la pression patronale a retenu chez eux. Dans plusieurs communes les chefs d'industries ont obligé leurs ouvriers sous peine de renvoi, à leur donner ou à détruire la
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