LE SOCIALISME E'.r L'ART 4(i3 jurons! Xous jurons! » La Mlle entière s'écroule. Dans les galt'- ries, sur l'ei:,trado et dehors sur toute la rue, qui so gonJle et éclate, des tonnerres de vivats retentissent de« Vive !'.Assemblée Xationale ! Yive la Nation!>) Le 211juin, lo roi cèùo. Le serment du 20, lui a donné la preu\·e que les représentants <lela nation sont résolus il. la lutte et qu'il n'en obtiendra pas ai,;ément raison. Sa :Majesté intime aux diR>1identsde se réunir à l'Assemblée. ::\L::\Iadinier s'en réjouit. <1 _\.h ! si l'on pouvait vine cette fois tranquillement en gens de bien, sanHse chercher misère ». Mais lo 30, ce bon M. ;.Iadinier se désespère une fois de plu,;. « :\[on bon ami, on R·est enthousiaflmé trop vite li. Comme cette correspondance donne bien l'impression deH in<1niétudcs d'alors. ~ Le vieux maréchal de Broglie vient d'être nommé Commandant général de l'armée, ce q~i est tout dire>). La Cour se mord les ongles <l'aYoir aidé .à la réunion. Et toujour,; l'effroi de la famine : « le pain blanc vaut six sols, le pain bi,; quatre soh-1( t demi », Les gardes françaiseR font cause commune avec Paris maiH le,; Suisses et les Allemands sont de plus rn plus nombreux. Enfin, le 10 juillet, ::\I.::\Iatlinier fcrit à son cousin : " Kons sommes menacés de quelque catastrophe. Si le peu pic m• parle pas en maître. c'en est fait de Ra liberté quïl voyait ùéj:t conquise. Ye1·sailles fait peur à voil'. Le;, troupes allemandes sont arri v!'.•es.RoJal Allemand qtie commandü le prince de Lambest, campe dans le jardin de la ::\Iuetle; Xassau est à deux pas. Lt• r~giment do Salis Samade e:ot à l,;sy. Rcinach et Diesbach sont à Si.•\·resoù huit canons défendent le paHsagedu Pont. On dit qut• tant à Pt1ris qu'i1 Versailles il n·y a pas moins de :13,000homme:<. On parle d'ajourner les Etats, de n•nvoyer Necker. Les mendiants de ~[ontmartre deviennent mena~·ants ... tt La Rituation est très tendul'. '> Incidemment, 1\1. Adolphe Tabarant nous trace de jolis et ex:1cts tableaux de mœur~, nous décrit l'horlogerie du fils Lhenry, l'animation du faubourg 8aint-Antoino avec ses cris 1rnpnlain·H, ,, la douce cerise, la griotte à conffre ! - le frais harèng, le brau cahillaud » - la mort aux poux! la mort aux poux! - et brosse de réalistes intérieurs de cabaretR... C'est le 12 juillet. Le duc d'Orléans a proposé une cotisation pour venir en aide aux pauvres; - il s'est inscrit, dit-on, pour :mo,ooo livres. On pose, des affiches qui enjoignent aux ParisienH de ne pas sortir. C'est donc l'avis d'un massacre! Ah! si la Cour croit ainsi effrayer Paris! Yoilà tout Paris dehors; les jeunes YOnt an Palais Royal écouter les orateurs, les anciens, comnw le pèr..i
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