La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LES CHEY ALIERS DU TRA YAlf, Quelqm• bizarn• que k fait puiHse paraîtrn il esl < 0 Pp<•11<lant assez facile itexpliquer. En efft,t, les Chevaliel's du TraYail ont été la 1-[r,mdeécole où les ou,rier,; <1uin'appartenaiP1lt à aut111was,mciation ont appris ce qu'ils pouvaient obtenir r?unis. JI s\·st alors 1mss{•ce ph{•nomène que ceux <JUis'Haient joints aux ('hp,·aliel's, aussitôt <p1'ih;ont pu apprécier les a,antag-es <IPl'Ordre J'om ahan- <lonné soit pour se joindre aux Trades Unions de leur mi•tiPt'. soit pour en foncier là où il n'y en a.ait pas. Et leur d<'.•sertion{•tait hiPn simpll' it eompren1ln•, car il est de tout<' évid,•nce qu'un m(>nw mi•tier atti1·e lt>sllll'lll<•s homnws et <1n\•n;;uitl• ils pcun•nt ohtenir pour cnx-mi'•mt>s<llrnsleurs mi•ti<,rsclPSbén{•fü•psbien plus t'Onsidi•rahles quall(l ihi n 'onl pa:-1à s'occupl'I' <les inti'•rÎ'ts g{·ni•1·anx. Il exit<ll' aus;;i un aut1'<' motif; h•;, Chernlit•r:,; du Travail pai1•1ltvingt-dn<1 son~ par moiR à ll•nr association sans pouvoir pr{•tP11<lreit la moin<lrP g-ratification ni C'ncas <l<' maladi1>,ni 1•nem~ \l(' gl't•Ye: c'est lllH' HO!llllle1wrdue ]>OUI' eux, t'ai' cet .11'/.(l'llRt l'l't uniquement a la J)l'Opagarnlt•,aux di•pPnHes li'.•gah•"a•ux commltatiom1d'ayoeats; aux Mc•ctionR,t'IC.LeR 'l'!'ades rnions,au <·ontrain•, ont une cai,-;;;edl.' Hec·our;; <'11cas 1k maladiP pt de 1-(1'<'\'l'c;'p:,;t donc une cotbation ~msceptibl1•dt>profit<'!' aux on \'l'i1•r,<. On voit tri•Hclair<•ment pal' ces 1p1dques lig1ws la difl't'•renc<• conHi1lérabll' qui RéparC'les <ll•ux aHsociations; el'lte d1•rni,•J'c Œt a,·a1it tout i'.•goï~te1•t ,;'occupe de Rl.'S propres inti•r0ts à l\•xdusion de C<'UXd'autrui. Loin de l'imitt>r, l'Onlr<' de;; ('lwn1licr:-1a un but bl'aucoup plus noble et bien pins ék•Yé; cc qu'il lui faut c\•HI l'amélioration de la cla,;se otn-rièn• à quelque méti(•J' qu't>lle appartienne; ce qu'il vent, c'est l'union <letons les traYailleurs, marchant d'accord confre les injusticeR des capitaliste,-;, HC'Hmembr<'HHont ll<'Hapôtrl.'s qui Yont partout portant la bonne parole C't t'xpliqnant à J'ouYricr que suirnnt leur devis<•« le sort fait it un est un sort fait à tous i>. Devo111;-i1ouRpartager l'optimi:-;me <l<'H Chevaliers et les féliciter de ces désertions en ma;.se? .\.pri•,- an,ir eu la quantité il leur reste la qualité, affirnH•nt-ils. Xon,; nouR permettronR de ne pa1:1être de ll't1r avis et nous examin<'rons plu,; tar<l ce qu'il faut en penser. ::\falgré CPS divergences d'opinion les relatiorn, enfr<' le:; Chevaliers du Travail et les Trades Unions n'ont cessé <l'!'.•tretrès cordiales, c'est ainsi que les membreR de ces dernh\rcs associations qui au début s'étaient fait recevoir Chevaliers, pensant en tirer d<' nombreux avantages et croyant qu'ils n'auraient qu'à se préHcmcl' pour en imposer au patron, apres avoir cessé de faire partie de !'Ordre n'en ont pas moins conservé pour lui une grandl' i,ympathie. On a pu le constater par ce fait que lorsqn<' l'Ordn• prenait une mesure il y avait toujours un nombre d'adhérents supérieur ,i.

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