RÉSUMÉ DE LA DOCTRINE SAIST-SIMOSIE::<:SE ,12!) ne sont point à redouter. En efft>t,chaque corps industriel n'est qu'une portion. et, pour ainsi dire, un membre du grand c0rps social, qui comprPnd tous les hommes sans exception .. l la tètedu corps social sont des hommes généraux, dont la fonction est de marquer à chacun la place qu'il lui importe le plus d"occ11per, et po111· lu i-111ê111P, et po111· !l's a ut 1·M. Si le crédit est refusé ,\ une branche d'industrie, c·est que, dans lïntérèt de tous, les capitaux ont été jugés susceptibles d'un meilleur emploi. Si 1111 homme n'obtient pas les !instrnments de travail qu'il demande, c'est que des chef:s compétents !'out reconnu plus habile à remplir une aulre fonction. 8ans doute l'erreur est inhérente à l'imperfection humaine; mais il faut co11Yrnir ceprndant que des capacités supérieures, placées à un point de vue général, dégagl•es des entraves de la spécialité, doivent offrir, dans les choix qui leur sont confiés, le moins de chances Jiossible d'erreur, puisque leurs sentiments, leurs désirs personnrls mème, les entrainent et les intéressent directement à donner autant de prospérité à l'industrie, et dans chaque branche autant d'instruments de travail aux individus que l'état de la richesse et de l'acli dt{• humaines en comportent. Ces dernières phrases, et ce qui a été dit plus haut sur l'impossibilité de séparer les idées qui se rapportent,\ l'avenir de la 11ropriété de l'ensemble auquel elles appartiennent, nous conduisent inévitablement à parler des denx grands moyens de tout ordre politique, l'édumlion et la lt:fJÎ8lalion. L'éducation 5e divise naturellement en deux branches, !'(•ducat ion morale 011 générale, et l'éducation professionnelle ou spéciale. La première a pour objPt de metlre les idées et les sentiments en harmonie avec le but social. Elle s'empare de l'homme dès le berceau, et l'accoropagne dans le cours entier de sa vie; elle prépare et sanctionne dans les consciences tous les changements qu'appelle la tendance progressive de l'humanité. Pins cette éducation est directe dans son influence, moins l'intervention répres:,ive de la législation devient nécessaire. Le dernier terme du progrès serait de réduire l'utilité de la coercition législative aux seules anomalies vicieuses sur lesquelles l'éducation morale, anssi perfection née qu'il est possible de l'imagiuer, serait demeurée sans pouvoir. Le progrès de la puissance de l'éducation morale peut donc être envisagé comme un des aspects du progrès de la libertk, qui consiste surtout à ai11,P1' et à 1·011loir ce qu'il faut faire. L'éducation morale, ayant pour but principal de développer les sympathies, ne peut ètre donnée que par des hommes doués au plus haut degré de la capacité sympathique: les formes appropriées à son action sont toutes celles
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