4'.?8 LA REVUE SOCIALISTE Le s~·slème général de crédit conçu par l'école de Saint8imon, et dont lïndustrie des banquiers JJeut ètre considtrée comme étant le germe, mais un germe encore grossier, serait bien autrement complet. ;\'ous allons en donner un aperçu dans les termes mèm<-'sde l'exposition, aperçu qui ne saurait uéanmoins dispenser de recourir à cette exposition, aucune des parties d'un système social ne pouvant ètre appréciée en dehors de l'rnsemble des idées et des faits dans lesquels elle trouve sa j usti ~ fi cation. Cette grande institution comprendrait d'abord une banque centrale, représentant le .11011verm,m,,,it dans l'ordre matfriPI. Celte banque serait dépositaire de tontes les richesses, du fonds entirr de production, de tous les instruments de travail, en un mot, dr cc qui compose la masse entière des propriétés indivi- •duellcs. De cette banque centrale dépendraient des banques de second ordre, qui n·en seraient que le prolongement, et au moyen destJuelles elle se tif'ndrait en rapport avec le~ principales localités, pour eu connaitre les besoins et la puissance protectrice : cellr.s-ci commanderaient encore, dans la circonscription territoriale 4u'clles embra<;seraient, à des banques de plus en plus spéciales, embrassant un champ moins étendu, des rameaux plus faibles de l'arbre de l'industrie. Anx banque& supérieures convcrgeraien t tous les besoins, d'elles divergeraient tous les efforts; la banque générale n'accorderait aux localités des crédits, c'estit dire ne leur livrerait des instruments de travail, qu'après avoir balancé et combiné les _opérations diverses; et ces crédits seraient ensuite répartis entre les travailleurs par les banques spéciales, représentant les différeolcs branches de l'industrie. L'organisation industrielle que nous venons d'exposer brièvement, réunit, mais sur une large échelle, tous les avantages des .:orporaLions, des jurandes et des maitrises, et de toutes les dispositions législatives par lesquelles les gouvernements ont, jusqu'à ce jour, tenté de réglementer l'industrie (IJ; elle ne présente aucun de leurs inconvénient8. D'une part, les capitaux sont portés là ou leur nécessité est reconnue, car il ne saurait y avoir monopole, cette idée se trouve exclue par celle d'unité; de l'autre, ils sout mis à la disposition desJl)ains les plus capables d'en tirer parti, et les injustices, les acte:; de violence, les tendances ('goïstes que l'on reproche aux anciens corps privilégiés il) \'oir, p. 122 et suiv., l'exposé des moyens employés à différentes époques pour coordonne\' les travaux matériels, et des réflexions sur la nécessité de les organi~er sur de nouvelles bases qui ne comporteraieot point les mêmes formes étroitea et despotiques.
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