RÉSUMÉ: DE LA DOC1'RlNE SAl.N'f-SIMO.NIENXE 4:2:i s'est effectué primitivement.r,ar la force des armes, par la conquête'. « Car ils croient à l'i11égalité naturellt' des hommes, et regardent cette inégalité com1nr la base même de l'association, comme la condition indispensable de l'ordre ocial. ({Ils repoussent le système de la communauté des biens; car cette communauté serait u11eviolation manifeste de la première de toutes les lois morales qu'ils ont reçu mission d'eu~eigner, et qui veut qu'à l'avenir cltw·1111soit plru·é sP/011 w ,·apocité f't rétriùné S('/011 Sf'R (l'lll'/'{'S. {{~lais, en vertn de cette loi, ils demandent l'aboi itio11de tous les privilèges de la naissance. srms t'.fft'ptio11, et par conséquent la destrnction de l'11ÉR1TAGE, le plus grand de tous les privilèges, celui qui les comprend tous aujonrd'hui; privilèges dont l'effet est de laisser au l1nw1rd la répartition des arnntag-es sociaux parmi le petit nombre de ceux qui peuvent y prétendre, et de condamner la classe la plus nombreuse à la déprarnt ion, ù l'ig1w1·a///·e, à la 111is111·t•. « Ils demandent que tous les instruments ùu travail, les terres et les capitaux, qui forment aujourd·hui le fonds morcelé des propriétés particulières, soie,it réunis en un fonds social, et que ce fonds soit exploité par (/SSOl'l/t{ÎOll et HIÉRARCIIIQT'E~IEXT, de manière que la tùche de chacun soit l'expression de sa topacité, et sa richesse la mesure de ses œ111·1·t•s. « Les Saint-Simoniens ne viennent porter attPinte à la constitution de la propriété qu'en tant qu'elle consacre, pour quelques-uns, le privilège impie de l'uisfreté, c'est-à-dire celui de vivre du travail d'autrui; qu'en tant qu'elle abandonne au hasal'd df' la 1wissct1ltt' le classement social d0s individus ". L'histoire vient ,'t l'appui de ce système: elle raconte que les divers modes de classification qui se sont succédé ont sans cesse tendu à faire décroitre le principe de l'liéréditt!sdon le sang, pour le remplacer par celui de l'hérédité st'lon l'aptitudt'. Sous le régime des castes, tout se transmettait de père en fils, depuis les pins hauts rangs jusqu'aux professions les plus viles. A des époques plus rapprochées de nous, l'héritage a embrassé d'abord les fonctions politiques (car le duc. le baron, etc., étaient de véritables fonctionnaires publics), et plus tard seulement, certaines dignités, certains droits, certains titres honorifiques. Aujourd'hui l'opinion générale se prononce hautement contre la dernière ruine des institutionsJéodales, la pairie héréditaire. Dans les société;; européennes les plus avancées, nn seul privilêgP.est transmissible encore par le hasard de la naissance; c'est celui de la richesse. Il appartient à une saine logique de pro-
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