La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

381 LA REVUE SOCIALISTE se sont multipliés, les populations rurales se sont massées le long de la \'Oie- les exploitations de culture sont. plus nombreuses. D'autres réformes se sont également produites : le gaz est une coopération communale - on le paie 5 centimes les 3 mètre3 cubes. Les mines - sont exploitées en ser1·ice public - minimum de pro,·ision alimentaire à tous les coopérateurs depuis l'ingénieur jusqu'au man<Tune - Répartitions périodiques des produits de l'Px9loitation, au prorata du temps de travail et des utilités scientifiques, au prorata aussi du nombre des enfants. - Il n'y a pas de surproduction - grâce aux ;tati,tiques. Le travail périlleux de fond est fait par les condamnés de droit commun: vol, paresse invétérée. Il y a encore des criminels, mais ils tendent à disparaitre - le capitalisme ayant disparu. Dans une conversation arnc un ounier, Dalbret apprend qu'il y a un impôt unique - payable au cube pour les maisons, à la surface pour les terrains. La terre ne peut plus être vendue comme capital, ni louée comme inthèt. Les maisons sont petites mais confortables, hygiéniqttcs. Elles ont un ac1e d6 naissance. La banque prête de l'ar1-tent pour les construire. Plus les maisons vieillissent plus elle~ sont bon marché. L'agriculture. grâce à de nou,·elles réglementations, est entrée dans une voie progressive. Les journaux ne sont plus des agences pénales. Les petits commerçants sont affranchis. ne paient que le loyer du magasin non de la t,,rre. ni contributions, ni patentes. I.'wregistrcment est ~ratuit ... ~i nous bornons ici l'analyse des ape,·çus vraiment originaux qui abondent dans le livre de Chirac, c'est que la place nous manque. i'ious en aurons cependant assez dit, croyons-nons, pour donner le désir de lire cc très intéressant ouvrage. Robert BER~IER. NOTE A 0MJNlSTBATIVE La santé de Benoit Malon. - L'arrivée d'Amilcare Cipriani Nous co1!for111aauul x amicales instances de nos amis el correspo11dauls, 11011dso111101q1uselques lignes eucore sur l'état de notre Rédacteur en chef. Aiusi que 11011les faisions prévoir, le rétnblissemi!lltsera lo11g,d'auta11t plus qu'il _Ya co111plicaliod1'1t11abcés sur la plaie iuleme. Cl'/ abcès, Ires dou/011re11pxortr le malade el aggravaut si11gulière111e11f la difficulté des expectoralio11s,n'a p11que retarder /'a111élioratioqu11ies/ co11fin11em,ais très lente. Toutefois le 11011veam1a1l est u11peu m décroissauce t'I si Ir 1110/aded,ont lesforces rewimneut, est eucoreastrei11!au repos lepl11s absolu, /out donne à penser que la convalescenceestprochi:el 911edans quelques· se111ainc1J10/recher directeurpourra reprmdre sestravaux, a notrejoie à tous. Notre vaillant ami Amilcare Cipriaui, échappémcore 111f1oeis aux géoles de la 111011architiaelieime, est en ce inommt aupres de lui et souspeu dejours IIOUS eu apportera des uouvellesdirectes à Paris, oû il seraaccueillifra!emelle111mpt ar fous les amis de /'é111a11cipotidoenspeuples et de l,a République Sociale. "Disons à celte occasion que demême que lors de sonpre111iesréjo11ren F,ance Amilcare Cipriani recevra sa correspoudaucedans les 'Bureaux de la Revue Socialiste, 10, r11eCbaba11ais, Paris, que nous no11sso111111es fait un dC'IJOeitrun plaisir de mettre à la dispositiondt l'é111i11ep1r1otscrit italim. LA RÉDACTION ET L'ADMINISTRATION. Le Dil'ecteur-Gérant: BENOtT MALON. Cannes - Imp. Typo-Lithographique Flg~re ei Guiglion, rue de la Gare, a.

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