La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

351 LA REVUE SOCIALISTE REVUE DES REVUES La Pmte.slation mot il'ée, de Benoît )Ialon, et notre article La 1-érilé sw· Panama, publiés en décembre 1891, ont provoqué, dans le dernier numéro de l'ARSOCIATIOXCATHOLIQUEu, ne série d'observations dont nous devons donner acte à leur auteur, )1. Xogues, qui fait la <c Revue des Revues)) dans ce recueil. Benoît Malon, on se le rappelle, protestait contre la déposition de )Iouchicourt, affirmant que toute la presse avait émargé pendant huit ans aux fonds secrets du Panama . .Au nom de la RPdaction et de l'Administration de la Rl'1·11e /::Jor·iali.~ll', qui ne font qu'un, notre rédacteur en chef s'est élevé contre l'assertion diffamatoire, autant que cynique, du liquida\etir ùo la Société ùu Canal. J\I. Xogues dit, en substance, à ce sujet : « :'ILMalon proteste un peu it faux, puisque une Revue n'est pas un Journal; d'ailleuro;, il y en a bien d'autres, avec la Revue Socialiste, qui sont indemnes ... Faire croire que les socialistes seuls sont honnêtes, peut s'appeler une manœuvre de parti. Si M. Malon se figure que telle est la Yérité, nous l'inviton,; à ne plus parler du_ fanatisme de ses adversaires )). Tout d'abord, M. Nogues commet une erreur de fait, quand il dit qne la protestation de Malon « portait à faux >J. Dans sa déposition, 11. 1\fonchicourt parlait de la vénalité des journaux et des publications achetées par les écumeurs du Panama. Son aveu s'étendait à la généralité des recueils périodiques de toute nature. Malon a relevé, à bon droit, les assertions impudentes du triste personnage qui a fait, plus de trois ans durant, le mystère et le silence sur les méfaits d'une société qu'il administrait comme délégué de la Justice.

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