La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

33 l LA REVUE SOCIALISTE plir incombe à Cl'UX qui viennent et qui, sachant qu'on n'est fort qu'au moyen do la science, ne se rebutent pas devant ses innombrable,: <lifllcultés ... La Fellét'atirm, de Strada, est un beau livre qui fait penser et mC't an cœur C'tau cerveau le désir de savoir. Il traite avec ur'1camplituùC' remarquable cette idée qui est chère à tant de titres C't pour dC' si nombreux motifs, aux hommes du ~lidi écrasé pat· le Xonl. li étale et montre dans toute leur profond<'ur les maux 1u·oduits par la centralisation outrancière qui paralyse tant d'C'ffortset tient en tutelle chacun; esclavC's,nous le somme-,plus que jamais; et mineures sont nos communes les plus humble~, comme nos plus populeuses et plus florissantes cités. Paris nous mange, nous prend le plus pur de notre sang et <lenotre ca)llr. Paris nous impose ses mœurs, son langage, ses coutumes, SC'jsournaux, et annihile nosplus marquantes personnalités. Xous roulons dans l'orbite do son rayonnement - fait de 110slumii•res qu'il exploite à son unique profit- el, quand il a prononcé, en n'importe quelle matière, nous n'avons plus qu'à nous taire;,t à nous incliner ... Xous nC'sommes utiles, gens de provincC', qu'à payer les impüts incC'ssamment augmentés et qui se répartissent de si déplorable fac;on. Et quand, lésés dans nos intérèts, obligés de fournir la Yic à CC'uxqui pèsent si lourdement sur nos épaules, nous réclamons, on nous clôt la bouche avec le grand mot, vide de senspour nous, d' Unité de la Patrie. Unité devrait être compris dan,; éuolilé, comme amitié implique réciprocit~; .ï<'ntends <'•galitéde chargC's,mais aussi égalité de droit!'., et juste répartition dC'sbénéfice-,que produit, pour la Patrie collective, la collaliorntion laborieuse de tous ses enfants. Cette justti répartition cxiste-t-C'lle pour nous, méridionaux'! ... Pas que jC' ache. :,.;os industriC's sont ruinérs par le Kord; tout C<q' nC'nous produisons est taxé; et le libre-échange, nuisant aux intl'.•rèts du Xord, on condamne, le lihr<'-{•change ... EL c'est aiosi que l'on fait la France prospère et grande, atllrmc le !>icnr ~lélinc, un économiste qui ferait bien d'aller à l'école - pour y piocher les éléments de l'économie sociale et politique dont il ne possèdepas la moindre teinte - 011 admettant qu'on pui'-se apprendre quelque chose de juste et de vrai dans IC's fooles du gouvernement où règnent et dominent un esprit étroit de caste, si bourgeois, et où l'on apprend à nous combattre - nous qui payons asse,:cher pour entretenir des professeurs, grassement. éette digression dans le domaine de la poli tique courante - oit j'excursionne le moins souvent possible ayant un emploi plus sérieux C'tmeilleur de mon temps - ne saurait cependant m'emt

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