La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

326 LA REVUE SOCIALISTE J. DE STRADA LEPHILOSOPHE 1 L PENSEULR'É, CR!VAIN 1 L'ŒUVRE (Suite et fin) C'est dans les Races que nous allons voir leurs développements, leurs luttes; nous assisterons aux affres des peuples • écrasés qui ue veulent pas mourir, ignorant que la mort est nécessaire pour fairo la vie; ne sachant point encore que la chute dans le néant - prétendu tel - n'est qu'une transformation; que, pour la personnalité comme pour la collectivité, la mort n'est probablement pas la disparition totale de la scène du ~!onde. L'évolution qui se fait lentement sera dessinée sous nos yeux avec ses tenants et ses aboutissants, dans une magie de décors, u:1élargissement d'horizon, une profondeur de science qui étonnent. La vie e~tgrouillante et intense; l~s milieux sont représentés par un don d'évocationqui les fait sortir de la pénombre en laquelle ils sont enfouis et où on les croyait anéantis à jamais. La naissance des sociétés antiques, les mœurs, les coutumes, sont exposés de telle manière qu'il semble quo l'auteur parle d'une société vivante hier encore avec des mœurs, des coutumes à peine disparues et qui nous ont laissé comme un levain, une force, ou une faiblesse que nous subissons. Dans l'ordre qui régit !'Epopée, le Premier Roi succède aux Races. Ce volume n'est que le couronnement de celui qui le précède et montre l'établissement de la domination d'un homme, du servage de tous à un seul, par la force d'abord et la ruse, en s'appuyant sur la religion ensuite. Puis, vient le Premier

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