RÉSfüIÉ DE LÀ DO("l'RISE SAIXT-srnosrnss1<; :n:i Kous ne saurions entrer dans une analyse ùétailléc de cette importante production, non plus que des autres ourragrs de Saint-Simon, dont nous nous bornerons ù indiquer les litres, renvoyant ceux de nos lecteurs qui voudraient s'en formrr unr idée plus complète aux articles insérés par ~I. 0. RooRIGGES dans if Pl'Od11l'lfur (t. m, p. 86,281 et 4-:?ü; t. li", p. 30). ::'\otre objet, en ce moment, est de faire connaitre la doctrine saintsimonienne dans l'état de perfectionnement où l'ont conduitr par leurs travaux: les successeurs du maitre. Les principaux écrits scientifiques de Saint-Simon sont, outre l'lltll'Odw·lio11 dont nous venons de parler, ses lfl/1·1•s "" B111·r•a11 des Lo11[Jil11dl'.'I; le Prosp!'rlll.~ d'u,w 1w111•1•lll' lt//l'!fcloJ!Mif: Jlémofl'f, sur la g1·m·1ïatio11 l'f s111· la ~l'Îl'll1'f' d1• l'!to1111111· (ces deux: derniers encore inédits). Ses ouvrages politiqurs et industriels les plus importants ont pour titres:]),, la Hh11·r1a11isatio11 df' la sociéf1: flll'f/}Jl!f'l!llf'; - l'lnd11.~t,·fr; - /'01·ya,1Î.~((ft'III': - la Politiq11I': -Dit Systè1111' i11d11s/1·11,{; - JJ/>sBo11r/Jo11s l'l dt•s Sf11(l)·/s; - Catér-his111f' d1•s indust,·if'l.~; - Opinions littù1ti1·r•s, philosopltiq1u•.~, etc. Tous ces ouvrages fureut publiés par Saint-Simon depui;,; 1814, époque où il qnittasadircclion,jnsquc lù essculiellemenL spéculative, pour s'occuper de tra,·aux d'application. Et cependant l'auteur de tant de productions, qui ne semblaient alors que d'ingénieuses r~vC'ries, tandis qu'elle· se présentent aujourd'hui aux penseurs sérieux comme lrs in ·pirations d'un génie apprlé à transformer les sociétés: cet homme qui n'avait acquis la fortune que pour la consacrer aux· progrès dr la science; qui n'avait rien sollicité de l'empire, alors que èiapoléon cherchait à s·entourer des il! ustrations nobiliaires de l'ancien régime; qui n'avait rien accepté de la restauration, prodigue de ses large ses envers les grands seigneurs demeurés étrangers comme lui et à la crise réYolutionnaire et au gou vernernent impérial; cet homme, tout entier à sa haute mission. employait ses faibles ressources pécuniaires, composées d'une pension alimentaire que lui faisait sa famille et de légères avances obtenue-s de la richesse orgueilleuse, ressources auxquelles il ajouta souvrnt le produit de la vente de ses meubles et de ses effets, à payer quelques jeunes gens, pour avoir le droit de les instruire et leur donner les moyens de travailler, et il l'impression de ses ouvrages qu'il distribuait avec profusion : lui-mème vivait dans la plus affreuse misère, Qu'on jugr de sa position par les lignes suivantes : « Depuis quinze jours, je l)lange du pain et je bois de l'eau; je travaille sans feu, et j'ai vendu jusqu'à mes habits pour fournir aux: frais des copies de
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