La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LA RÉYOLUTIOX DE DEMAIX _\..insi,non Aètllemcnt, on peut conc~voir,n•lL' clo('trin • rnoralP in<l~•pc•nclantc<le tonte croyance snrnatnrdle; mai,-, c \•,-;t pr:•tis{•- mcnt en faisant abstraction de conte croyance Hnr1uuu1\•llv. <'11 1w H't'ffo1\ 0 ,lllt pas, tonjonr:1 rninemPnt, de mttacher les 1·r·gl•s cl, la <:onluitJ humaine it <les ,mppositions indémontral>ll'><su,· 1•s comJn,'ncements et RUrles tins <le l'homme et cle l'nni,,·r.,: ('0 l'><t,an contr,ün•, en s'appliquant à dégager ces r:•gles dl' rnnduit • clL•s conclitiorn, positi vcs 1h• l'humanité sur la terre, d'apr:•,- <·• que ll's ,-;ciencesd'obsc'rvation nous ont appri,:; et non,-;app,·ennL•nt, touchant le:; lois astronomiques, chimique,;, physi11ncs, biologic1Uc'Set enfin sociales qui nous gon ,·ernenc ; c\'st seulement L'llp:•n?tr,rnt lie plus l'll plus le moclP d'é,·olntion de nos in,-;tin('ts, Ü" no, pt>ntlunts, et comment ils se mo1lificnt qne nom, potnons {·ta1ilir lt>s r \gl<•snormales tl<>notre con!lnite. « Connais-toi toi-même >l, disait la sagc,;se anti11u •. Et la ,;ag,•:-~,• moderm' ajout,· : << Pour t'am{•liorer. » En n'•,;umé, pour hiC'n détinil' les règles <le la mo,·,d<' 11,•{111'!/1•, il f.tut biL'n connaîtn' l'homme acfltf'!, dans Sl'R opinion~, d,1ns ,;,•:,; t,•n1l:me2s, tians ses in~titutions politi11ues et économi1i:11•s, 1hns s •s h<'.•1·{,llitr<,;:,'cst-it-lli1·,•tians l'histoir,' de s~,-aïpux : l'hommL' dn moyen âge, et l'homnw ÜL'l'anticp1ir{•. Et c'est ain,;i l!UC l'hi,üoire de la morale e;,t intinu•rnent li{•eit J"histoir,• ile la civilisation. li n \•ntre pas llans le ca1lt? de CPtte c'.•ttt<le ilL' fair,\ ni mL 1 nH' <l'e,;cruis::;erun traité spl'.•cialsnr la Hcienc:Pcle la moralt>. Bornons-nous ici iLindi11ucr que la morale pL•ut t•tr,• PnviH1g:•0 sou,; t1natre aspects, ou pour mil'UX dire, di,·i,;c'.•eL'n c1uatr,, section~ : La )[or,1le privée, qui concerne les sentiments Pt h•s act,'s d • lïn!li vi!lu, pris dam, la personnalité ; l,l )!orale domesti<1ue, qui concerne les s:'ntinwnt,; et ks actes da l'homme pris dans ses relations familiales, en tant 11uP fils, fr~•re, époux, père, maître et serviteur ; La }!orale sociale, qui concerne les sentiments et les ,H:tt'Hde !"homme, pris dans ses rapports avec ses concitoyenfl, con::;idérés ensemble ou séparément ; La ~!orale universelle, qui embrasse les relations gén{•rales des hommes et des peuples entr'eux, sans distinction de familles, de classe;;, ni de patries. C<ls quatre ordres de morale sont, les uns par rapport aux antres, comme les anneaux solidaires qni, dam; une chaîne, se tiennent mutuellement, en s'ajoutant et se rivant au premier. La Morale privée peut être conçue indépendamment de11 autres ; de même que l'homme individuel peut être conç·u indépencbmment de tout lien familial. Mais la Morale domestique ne

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