LA REVUE SOCIALISTE car ce qu'a perdu le terrorism~ en Russie, le marxisme l'a gagné. Un savant théoricien qui est en même temps un militant aussi dévoué que vénéré, Pierre L:ivro'.f s'est, avec le socialiste Plebanof et les meneurs de l' U11io1d1esdémocraf~ssocialistesRusses, fait le propagateur parmi ses compatriotes du socialisme des parfis ouuriers occidentaux. Déjà la regrettée Barbe Gendre était entrée dans cette voie qu'a suivie à son tour Vera Zassoulitch, la terroriste de 18ï7. Le prolétariat russe lui-même entre en ligne et, de plus en plus, son action conYergera avec celle des prolétariats d'Europe et d' Amérique. Maintenant nous pouvons conclure d'après tous ces faits que si Herzen, le rédacteur de l'impérissable Kolokol. fut la première voix socialiste russe qui ait retenti à travers le monde, et que si Bakounine fut le premier révolutionnaire socialiste slave connu en Europe, Tchernichewsky est le véritable fondateur du parti socialiste russe. Qu'il a été pour la Russie ce que Marx el Lassalle réunis ont été pour l' Allemagne; c'est tout dire. X. - "CX LIVRE SUR A.-'11LC.\RE CJPRIAXI. L'épt'.•ed'une nnin, la truelle de l\tutr~ et lt• triangle Jl,'JHlaut Ru1·la poitrine, ain"i dans leH rites ma\·Onnique's est reJJT'(\senté l'ouvrier symboli(1ue, ponr signifier que l'(Euvre jamais terminèe deHam \[ior.üions mo1"<lie8et sociale,; demancle,à la foiH,lles combattants et <les tr,1vailleurs, l'!'inspirant dn même St>ntiment de justice -d~ cette justice acti,·ement altruiRte qui est la r{>partition dl' ramonr. ,Jamais pins que cle no:; jouril ne 8-.l manifesta la nÉ'ees,:;ité <l• c•ttJ dn:1lité de, tlche;;. L'hunnnité gr,uHlic veut rejeter les vil'illes fol'ln<'~sociales qui la compriment et qu'il faut briser tout, d'ahor,l: combattre avant <lereconstruire. :\falgré les triste!-!~~sel les obscurités du prés •nt, malgré l'arbitr,iird pltB vivement rJs,-;enti des opprJHsem·.; et des injusteH: m·llgré le sang qu'on ver<1eet les larmes qui coulent; malgré lei-! h-1ines nationalistas et les luttes de classes; malgré l'nniver;;el antagonisme des intérêts et la grande ini<JUité de l'exploitation de l'homme par l'homme, le tonnerre des év~nements qui se pr,'Hsent. ttnnonee <Jue nous sommes au seuil d'une civili::1ation pln!'I équit:tble et plus h1ute, épanouissement de la félicité commune et cle l'univer,;olle bonté. Quelque chose de nouveau, de meilleur se forme dans cette mêlée trouble et gros,e ùe tant d'inconnus sinistres. Les maB.iles
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