LU:XDŒ SOCIALISTEH isolée dans la lutte économique. Sans l'association, elle ne serait afîran• chie familialement que pour rester industriellement ser\'e. Un seul remède donc : da11sla prod11clio1c1o11111d1ae11sla co11s0111111alio11, l' 1 di·vid1111/is1d1o1iet faire place à l'..Associalio11. Mais à son tour 1'..Assocù1tio11 n'est pas la seule affranchisseuse ; elle a pour compagne la Scienu ; la science, cette grande puissance révolutionnaire, qui doit être donnée à la femme comme à l'homme. « Q}tefaire? avait encore une autre signification, que les disciples n'avaient garde de méconnaitre. Tcher- • nichewsky y enseigne que les traYailleurs de la pensée en efîet. doivent se joindre aux travailleurs manuels, se dévouer à eux. L'as~ociation des ouvrières, fondée par l'héroïne du roman, n'est pas seulement un atelier, mais aussi une école; le travail <lela pensée et le tra\'ail manuel " vont ensemble. Ainsi avait professé le maitre, ainsi pratiquèrent les disciples. Même on ne se contentait pas d'enseigner dans les associations fondées; on organisa à profusion, notamment à Pétersbourg et à Kiew. des cours du soir et des cours du dimanche. Naturellement, par ce temps de réaction commençante, les cours furent bientôt fermés par la police, qui ne s'en tint pas là et emprisonna les professeurs volontaires. Cette persécution commençante fut le signal <le la plus brillante efflorescence socialiste qu'ait \'U l'Europe en cette deuxième moitié du XlXm• siècle. Nous en rappellerons les principales péripéties pour montrer ce que peut, sur les destinées d"un peuple, quelquefois la parole qui donne une forme aux aspirations no\'atrices d'une génération mûre pour les justices nouvelles. Ill. - LA GRANDE ÉCLOSION DU SOCIALIS~\E RusSE. Eutrit en lig,ie dts "profJ.lganJlstts '', leur admirable rampag,ie. - lrs fttrsir11t1ons tl le lerrorÎ5mt. - la nout•tllt or1eulaho11. Nous· avons vu dans les deux précédents articles un roman à thèse. une hâtive utopie socialiste changer, en quelque sorte, la conscience de l'élite d'un grand peuple et comme toute pensée noU\·elle entraine de nouveaux actes, la Russie militante était née et s'était mise en marche. Le mouvement ne fit que grandir, surtout lorsque la Commune de Paris eut, de sa foudre.et de ses éclairs, ébranlé le ciel gros d'orages de la vieille politiq11e et r<!veillé la masse dolente des opprimés et des exploités. Alexandre 11, souverain, ayant quelques bons sentiments, mais 19 '
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