La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

151 LA REYt;E SOCIALISTE après vingt ans, au plus, de leur émif>Rion;plus la périOlle sera avancée, plus lN1titulaires des bons se1·ont rapprochés <lel'épottue du paiement; c'est une conséquence nécessaire du resserrement progressif tles trois terme;, d'amortissement. Les bons auront, tl'ailleur;;, une valeur réelle dès leur <lélin,mce, par le fait de l'intérêt it 2 % qu'ils produiront; il serait lll(~metrès facile d'élever ce taux en n'accordant la jouissance de l'intérêt qu'aux bons d'une certaine valeur, par exemple, à partir de 100 francs; car, on conçoit que les immeubles communaux comprendraient des logements de prix très différents, supérieurs, inférieurs ou égaux à :ioo francs. On pourrait t'ncore ne rendre productives d'intérêts que les sommes de 100 fr,mcs et leurs multiples: un bon de 120 francs correspondant it un loyt·r de 3ti0 fr., ne produirait inti•rêt que pour la somme de 100 francs. Autant de points de détail qui rentrent dans le domaine de la pratique. Les intérêts des bons seraient prélevés sur la différ,.mce entre lt•s recettei; et l'annuité, déduction faite de la somme nécessaire à l'entretien des bàtiment~. Dans le principe, les ressources dépassei-.üent le montant annuel tles intérêts; mais l'excédent serait capitalisé it :J % etsorviraitit couvrir plus tarù les insuffisances qui s'accuseraient de ph1Hen plus au fur et it mesure de l'accroissement dei; boll!l.J'ai calculé que, si l'on prélevait une somme tle 650 à 700 francs pour l'enh-etien, il y aU1·ait à la fin tlo l'opération un relilf Uat de plnsiem'l:lmillicrl:l de francs: évidemment, si l'excédent annuel poumit être placé à un taux supérieur it 3 %,ce qui est parfaitement admissible, le budget de l'entretien pourrait être augmenté dans une forte proportion . • • • Tel est, ra1Jitlement exposé, le système qui permettrait de constituer le loge111r1g1ntituit, La combinaison n'a rien d'absolu; ce n'est qu'un type qui peut être moùifié it l'infini, suivant qu'on élève ou qu'on abaisse le prix du loyer ou le taux des emprunts 1mcco:1sifsq, u'on allonge ou qu'on res,;errc l'amortissement. J'ai raisonné sur Paris que j'avais ;;ous les yeux, qui attiro plus souvent l'attention, parce que la question sociale y est plus aiguë. M:ais toutes les communes pourraient, plus facilement même que Paris, construire des immeubles communaux : elleti ont moins de crédit, mais le prix de revient y serait établi dans de meilleures conditions, à cause de l'abondance des terrains, du bon marché des matériaux et de la main d'œuvre. Au lieu de 3 1,2 % qui paraît être le taux maximum <l'emprunt à Paris pour un terme de vingt-cinq ans, elles

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