LA REVUE SOCIALISTE par les soldats de Versailles) une carte d'employé à la ville signée Jules Ferry - ce fut le talisman sauveur. Chu.lei a été un de ceux qui ont le plus contribué à la réhabilitation de la Commune de Paris. Et il nous souvient à ce propos d'un fait qui témoigne de ses sentiments d'une manière bien précise. Certain membre de la Commune qui depuis est devenu un romancier à succès - et que je ne veux pas nommer autrement - avait été accueilli à Sèvres comme Cladel savait si bien accueillir. C'était au retour de la Calédonie. A table on évoqua naturellement la lutte, la répression, l'exil, et Cladel enthousiaste exalta les fédéré:;. Avec un sourire narquois, l'ancien membre de la Commune osa railler les sympathies que Cladel exprimait avec sa fougueuse franchise. Cladel l'arrêta net et plein d'indignation et ùe mépris montra la porte de son logis an rènégat qui comprit et s'en alla. Et si je tais le nom de ce misérable, ce n'est point par peur d'un démenti mais que je juge - comme d'autres pourraient le juger si je le nommais!- qu'il est justement méprisable pour son manque de caractère et pour son mercantilisme artistique. En 187ti, Claùel publia Celui de let Groix- aux- bœtiJ:~; une autre étude de ruraux, - le récit d'une haine atr6ce entre terriens - puis Ompdrciilles le tomùecm des lutteur.~ dont il avait tfré depuis tlll drame qui devait être joué à la Porte Saint-Martin , par Sarah Bernhardt. Peu après, Clade! donna Crête-Rouge, un roman qui évoque le siège de Paris et la Commune. 'l'it i FoJJ-~8ac1V dit la République et la Chrétienté, (paru d'abord sous le titre Bons Hommes avec Dux une nouvelle qui met en scène Baudelaire de façon très apparente), est de 1878. Ce lin-e est écrit en faveur du mariage civil et de l'enterrement civil. Comment Titi Foyssac, chrétien mais républicain, lecteur à la fois de l'[/niu!'rs et du Rrippel en arrive à rompre avec l'église catholique - la faute en est aux prêtres - c'est ce que Clatlel expose avec une merveilleuse et saisissante logique. Il est toujours à lire ce lumineux et clair exposé des menées jésuitiques. Nn qn'nn œil suivit Titi Fayssac. Na qn'iui œil c'est la justification de la Révolution, la glorification de la gigantesque épopée. Puis Yinrent Urbains et Ruraux où se trouve relaté entre autres le sublime héroïsme d'Yxglu, le canonnier d'Issy, - Léon Clade! et sri kyrielle de chiens où le maître exalte les mérites et les vertus de l'humanité à quatre pr,.ttes, ses bons amis les chiens Quasca, Sevère, Torrent et Montagne, César, Monsieur Touche, ot enpore d'autras livres, impeccables de forme, autant que de con-
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