118 LA REVUE SOCIALISTE dès le princi1 e, <lèsmaintcn:mt, sensiblement inférieur à celui des logements dits « à bon marché», le;, libéraux consentiraient-ils à dérog.ir au principe et à mettre les communes en possession d'immeubles qui ne leur coûteraient rien ? J'essaicmi de montrer que le loge111n1{t/l'atuit n'est pas une chimère, qu'on peut réaliser cette grande réforme sociale, sans puiser au buclgl•t, on ne demandant à la commune que son cr{•dit, it la condition do faire participer plusieurs générationH <lelocatair<Js à l'amortis:-;ement du capital do premier établissement. • • • Le problème est celui-ci : Dt'8 maison~ étant roIIst ,·w"t1•.çs111I·f' modèlede.ç111ni.~01é1rso1wmir1w•s actw•llf'.~, r111wrlfr (1, ca111"tald,, j11'1'111Ù'I' établiss1•111e11t •11 I 1·ois11h·iode.çdt' 2,5,20 el J,5 ans, an IIW.1Jl'lldn }Jl'Od11itdi:.<loy1•rs, dl' /el/1•so,•/pqur ltw lomlairrs de la p,·e111ù~1p•épJ-iode nr payl'/I/ q11r> Ir.~ de11.r lit•1·s dn loyer non11al, lt•.~localail'lw dt• la dt,11.i-1h11e périorlr la moitié, lrs /oralaires de la froi,1iè1,11p•é,·iwle fr• tù•r.<, el qu' a11IHml dt• soi.ran/1• ans Il' 11ri.r de location soit 1·éd11it à /(l .wmI111e ,·1•p1·1:.-1t•11/ati1·1' d1•sdépNW'Sd'wlmini.<I ration el d'e,tl rrtien. Avant <l'entrer dans le>sexplications par lesquelles je prétends j ustificr le titre do cet article, je vais traduire en chiffres le résult:it de l'opération. LeH maisons seraient distribuée!'! en logements de deux ou trois pièces, avec cuisine et dépendances d'un prix moyen de 300 francs, ce que j'appelle plus haut le prix normal; somme légàrement supérieure au loyer moyen des logements de la Suciétf J>ltila11tltropirzur, dont, les prix de revient m'ont servi à établir los calcul;; ci-après, mais bien inférieurs aux prix payés dans tout Paris pour <leslogements étroits, insalubres, incommodes, obscurs et, sous lous les rapport::i, moins avantageux. Dans la première période, les locataires paieraient le prix in tégral de 300 francf! et recevraient un bon de 100 francs, productif d'intérêts et remboursable au cours de la deuxième période, ce qui réduirait effectivement leur loyer à 200 francs, soit les drn.r tierH du loyer nonnal. Dans la deuxième période, le prix de location serait abaissé à 200 francs, et les locataires recevraient un bon de 50 francs, également productif d'intérêts et remboursable au cours de la troisième période; le loyer net serait, par conséquent, de 150 francs, soit lu moitié dn loyl'I' 1wrmal. Dans la troisième période, le prix de location ne serait plus
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