LE LOGEMEXTGRATUIT que de 100 francs sans compensation, soit le tie1·s clu loyel' 1101·mal. Enfin, au-delà de la troisième période, la dette étant c~mplètement éteinte, le prix de location serait définitivement fixé à 50 francs, somme plus que suffisante pour couvrir les dépenses de réparation, d'entretien ou autres. Ce serait bien le logement gratuit. Quant à la commune, on l'a déjà compris, elle se libèrerait pendant la première période à l'égard du premier prêteur (établissement de crédit ou épargne publique), et elle contmcterait une nouvelle dette cle moindre valeur à l'égard des locataires des immeubles communaux; pendant la deuxième période, elle acquitterait cette, dette et en contracterait une troisième, moins importante encore, à l'égard de la deuxième série de locataires ; pendant la troisième période, elle acquitterait cette dernière dette et se trouverait définitivement libérée. Il me reste à démontrer qu'une commune, - la ville de Paris, par exemple, - peut, construire des immeubles dans des conditions telles : 1° Que le loyer moyen initial étant de 300 francs, la somme des loyers permette de payer le premier emprunt remboursable en vingt-cinq ans, ainsi que les intérêts dûs aux porteurs des bons; 2° Que le loyer étant réduit à 200 francs, la somme des loyers permette d'amortir une nouvelle dette égale aux 610 environ de la dette primitive et payable en vingt ans, et do payer les intérêts dûs aux porteurs des bons de la deuxième période: 3° Que le loyer étant réduit à 100 francs, la troisième dette, égale aux 210 environ de la dette primitive et payable en quinze ans, puisse être remboursée avec Je produit de ces loyers de 100 francs. • D'abord que coûtent les maisons dites o: à bon marché » ! La Société Philanthropique (fondation Michel Heine) a construit trois immeubles dont les prix de revient sont de (1) : Rue Jeanne d'Arc, n° 45... Fr. 177,058 8-! Boulevard de Grenelle, n° li5. . 278,0-!5 !l7 Avenue de Saint-Mandé, n° 3.. 296,225 05 Total . . 751,32!) 86 (1) J'ai puisé la plupart des renseignements relatifs aux habitations économiques dans les annales et les brochures de la Société Française, qùe M. Dubois, agent général, a bien voulu mettre à ma disposition.
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