REVUE DE LA PRESSE 735 Dans une grande ville comme Paris. où les viv1:essont chers, les cantines ne se soutiennen.t que grâce aux cotisations des membres de la Caisse des écoles, et. surtout grâce aux subventions municipales; mais, en province, on en peut citer qui se suffisent il elles-mêmes, tout en distribuant 25 % de portions gratuites. Comme le fait remarquer Georges Dazet, c'est ~urtout grâce aux subventions du Conseil municipal, qu'à Paris, la cantine scolaire peut distribuer un chiffre considérable de portions gratuites. Les documents sur lesquels notre confrère s'est appuyé remontent à quelques années; actuellement à Montmartre, le chiffre des portions gratuites remis par la cantine s'élève à 90 pour cent. LE JouRNALDESEcoNOMISTE·eSst devenu le refuge philosophique(?) de M. Yves Guyot, depuis que l'ingratitude parlementaire a rendu ce ministre des travaux publics à l'étude des questions théoriques et de spéculation pure. Dans le numéro de novembre, il rend compte du Congrès tenu à Paris du 17 au 22 octobre, pour l'étude de la transmission de la Propriété foncière. Ce Congrès n'a pas précisément abondé dans le sens des doctrines chères à M. Yves Guyot, qui s'est fait en France, depuis 12 ans, le propagandiste d'un système particulier de transmisssion, connu sous le nom de système Torrens. J'ai déjà eu l'occasion de signaler ce régime de propriété, adopté en Tunisie par M. Gambon. Voici comment M. Yves Guyot décrit le mécanisme de la Regisfration of tille, ainsi que Robert Torrens l'avait défini en 1853, quand il le fit adopter par l'Australie du Sud. « Le propriétaire qui veut se placer sous le régime Torrens envoie ses titre'4 à la direction de l'enregistrement avec un plan de sa propriété: la validité de ces titres e1,t examinée: des publications particulières aux voisins • et des publications générales sont faites: au bout de trois mois, dans certains pays, de six mois dans d'autres; une fois cette purge opérée, la propriété est placée sous le régime de Registration of tille. Le bureau de l'enregistrement inscrit sur le folio spécial d'un registi·e Je titre de la propriété avec plan à l'appui. Il énumê1•e toutes des charges, servitudes. baux, hypothèQUt'S, dont la propriété est grevée. Il remet au propriétafre un double si exactement semblable qu'on a même appliqué des procédés photographiques à sa reproduction. A partir de ce moment, à l'aide d'un fonds d'assurance, ce titre de prop1•iété est garanti par l'àdministration contre toute réclamation. ll Une fois le titre remis entrP, les mains du propriétaire, celui-ci peut le transfè1·er par simple endos à toute autre personne, sous la seule formalité de fai1·e enregistre1· son transfert. Les hypothèques sont établies comme le transfert et mentionnées sur le titre. On trouve pa1·tout les formules nécessaires qu'on n'a qu'à remplir et à envoyer au bureau de l'~nregistrement. Si un propriétaire veut avoi1' recours à un emprunt passager, 11peut déposer son titre dans une banque, et comme il ne peut rien faire de sa propriété, s'il ne l'a pas, on lui prète sur nantissement. Dans l'enquête faite. en 1881, par le <>ouvernement anglais, tous les. déposants coi:istatent que nulle part, cette féo-islation n'a rencontré de d1fficult~s prauques. A la même époque, M~ Robert Tonens m'écrivait : « Cette réforme a eu pour résultat de substituer la sécurité à l'incertitude, la simplicité.~ la cc:implication, de réduire le prix des livres en shillings et le temps de mois en Jour. •
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