La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

730 LA REVUE SOCIALISTE suppression des pensions et des lycées, les économies réalisées de ce fait et jointes au budget de l'instruction publique, suffiraient, je le crois, amplement; et quand bien même quelques sacrifices seraient nécessaires pour arriver à entretenir les enfants pauvres, il serait aisé d'en trouver l'argent dont l'emploi serait si bien justifié 1 par l'intérêt public; la Nation y gagnerait sous tous les rapports, en subvenant aux besoins de l'enfant jusqu'à l'àgc de quinze ans, nécessaire pour acquérir l'instruction et l'éducation morale et physique, avant lesquels un enfant ne devrait jamais être soumis à un travail manuel quotidien, les avantages de ces réformes les compenseraient largement par les résultats qui en découleraient. Par ces moyens et sans révolutions sanglantes qui laissent toujours des haines et des victimes derrière elles, disparaitrait l'ignorance et ses conséquences, ainsi que les barrières sociales que je signalais plus haut; les positions dites libérales ou publiques seront l'apanage de tous et la juste récompense du mérite et de l'intelligence. Alors seulement, les hommes deviendront aptes aux autres réformes sociales qui s'imposent. J. CLAINE,

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