DE LA RÉFORME DE L'INSTRUCTION 729 en sortant de l'école du premier degré, arriveront en tête des concours généraux qui se feraient à la fin de chaque année scolaire, ayant ;,récisément pour but de récompenser les plus méritants, en leur permettant d'entrer dans les écoles du second degré, c'est-à-dire professionnelles. Ainsi disparaitraient d'un seul coup, de nombreux privilèges dûs presque exclusivement à la fortune, pendant qu'ici le mérite seul recevrait sa récompense, qui serait une première application de la justice humaine et hâterait l'avènement de la justice économique. Quant à l'enseignement du second degré menant aux professions dites libérales, telles que celles de médecin, d'avocats, d'ingénieurs, de professeurs, etc., etc., la première réforme à y introduire, découlant nécessâirement de notre système ayant pour but de rendre toutes fonctions ou positions accessibles à tous, serait de les transformer en internats gratuits dans toutes . ses branches, et d'élever les années d'études de. trois ans à six ans, afin que l'instruction classique et littéraire y soit complétée et puisse marcher de pair avec l'enseignement professionnel spécial. Le nombre des élèves à admettre chaque année, devant ètre déterminé dans la proportion des besoins de la société, l'on n'aurait plus à crllindre cette peste de savants avortés, ni la plaie des déclassés incompris et des désœuvrés sans avenir, puisque chacun des diplomés aurait de ce fait, la garantie d'une position qui lui serait assurée de droit, par le fait même de l'obtention de ses titres professionnels. Pour ce qui est des positions administratives publiques, il serait créé des écoles professionnelles analogues à celles des professions scientifiques ou artistiques, qui formeraient des agents capables, et feraient disparaitre en conséquence, les trop nombreux parasites budgétivores, éclos de la faveur et qui encombrent tous nos services publics. De pareilles réformes, amèneraient forcément avec elles la victoire pacifique de la démocratie qui monte de plus en plus, menaçant de submerger la société moderne si elle s'oppose à sa juste évolutiou, qui, trop contenue, et mal dirigée, enfantera des révolutions dont les premières victimes seront ceux q_uine veulent pas voir l'abime béant que leur égoïsme et leur imprévoyance creuse sous leurs pieds, en refusant de-s'associer à des réformes justes, dont le triomphe assurerait la paix et le bonheur pour tous. Peut-être objectera-t-on que de telles réformes eutrainP.- raien t des charges considérables; je ne le pense pas, car pour la
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