728 LA REVUE SOCIALISTE crée par ces mots de « Liberté, Egalité, Fraternit?-, >> et qui en sont l'expression la plus élevée. A la place des collèges et des· lycées que nous $Upprimons nous élevons l'enseignement primaire gratuit, au niveau de l'enseignement secondaire ac,tuel, en y ajoutant en plus l'étude pratique des langues ètrangères qui contribuent tant à élargir les idées, et qui sera obligatoire pour tous, garçons ou fi Iles, riches ou pauvres, qui devront fréquenter les mf'>mesécoles, établissant ainsi dès le début dans la vie, une confraternité démocratique qui reliera dbs l'enfance, les différents éléments qui composent notre société di visée. Les programmes de ces cours étant surtout combinés au point de vue pratique, le baccalauréat n"ayant plus de raison d'être, serait de fait supprimé ; tous nos élèves apprendront tout ce qui leur est nécessaire pour tenir leur place honorablement dans la société, possédant ainsi tout ce qui, au point de vue pratique de l'instruction et de l'éducation, peut les intéresser, pour leur position dans le monde. De plus comme les femmes recevraient uue instruction égale à celle des hommes, elles ne seraient plus, pour la grande majorité, placées dans une position inférieure à celle de leurs frères ou leurs maris, réalisant ainsi une partie des revendications féminines; et, d'autre part, les femmes supérieures seraient en droit, par leur savoir, de remplir si .elles en prouvaient les aptitudes, toutes les positions des hommes, en se s,rnmettant anx mêmes obligations qu'eux. Avec ce système, j'entends déjà dire par ceux qui jugent trop vite? Vous empêcherez le recruLement des professions dites libérales? Encore un mot qu'il faudra oublier le jour où toutes les fonctions publiques étant ouvertes à toutes les intelligences d'élite; il n'y aura point non plus de professions honorables, mais des hommes honorant toutes les professions et créerez le règne de la médiocrité égalitaire! Eh bien, non, tel n'est pas le but que nous visons, au contraire, et voici comment: Tandis qu'aujourd'hui, il suffit à n'importe quel crétin fortuné, qui a été mis au lycée à l'âge de six ou sept ans, de passer par la filière universitaire qui doit l'amener fatalement vers l'àge de 17à 20ans, dans la« boîte à bachots» d'où il sortira avec un parchemin destiné à lui ouvrir les portes d'autres établissements qui lui permettront, en suivant une autre filière, d'acquérir toutes sortes de droits particuliers, même celui de détruire son prochain, gràce à la science de quelques mots plus ou moins en «us» qui forment trop souvent son plus solide bagage scientifique. Dans notre système, au contraire, nous ne permettrons d'arriver à tous les enseignements professionnels, qu'à ceux qui- ' .. /
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