DE LA RÉFORME DE L''INSTRUCTION 727 qui avons uous-même gagné notre vie dès notre enfance par dé durs labeurs, nous enfin, que les hasards de la vie ont mis en relations constantes et intimes avec toutes les classes de la société, ne savons que ttop bien, que généralement les patriciens et leurs enfants, nous sont superficiellement supérieurs et à ceux qui nous ent011rent; soit, par l'instruction, soit par l'éducation qui les a raffinés dans tout leur être, polissant chez eux ce que la nature peut avoir de rugneux et d'anguleux dans sa forme primitive et qui aurait très certainement disparu si nous avions joui des mêmes avantages d'éducation dont ils ont le privilège incontestable. Mais cette inégalité qui empêche les rapports fraternels que nous voudrions voir exister entre tous les hommes, il serait aisé de la briser et la triple devise sera bien proche de sa réalisation lorsque l'instruction et l'éducation publiques, auront réuni sur les mêmes bancs d'écoles, tous les enfants de toutes classes, dont les capables recevront pour récompenses l'entrée dans les professions dites libérales, ainsi que les emplois publics, qui sont aujourd'hui l'apanage presque exclusif de quel=- ques favorisés de la fortune ou des intrigues politiques. Mais comment arriver à ces résultats? Pour ce qui est du côté de la question sociale que nous envisageons, es moyens en sont bien simples, si simples même qu'ils trouveront d'autant plus de détracteurs et d'opposition qu'on les craindra davantage, puüiqu'ils sont réalisables à courte échéance si on le veut vraiment, ainsi que nous allons nous efforcer de le démontrer: Pour cela, nous sollicitons d'abord l'indulgence de ceux qui voudront bien nous faire l'honneur de nous lire, en les priant de ne pas rejeter ces idées dès les premières lignes, effrayés par leurs nouveautés réformistes, et de bien réfléchir avant de les condamner, car le concours de toutes les intelligences et de toutes les bonnes volontés est indispensable à la réalisation de tout progrès. La première réforme qui s'impose en suivant notre système, consiste dans la suppression complète de tous les lycée!,,collèges et établissements similaires pour les deux sexes : La seconde, qui devient la conséquence de la première, entraîne la transformation en Internats gratuits de toutes les écoles professionnPlles, d'après le principe régissant l'école de St Cyr et l'école Polytechnique, etc., etc. Ces deux grandes lignes établies, noùs allons formuler nn programme ayant cette résultante, et qui pourra trouver des dlltracteurs intéressés, mais que pas un homme éclairé ne condamnera, car il repose sur la justice, base de tout bien que les nobles devises de la vraie Républiq u~ que nous rêvons ont consa- /
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