718 LA REVUE SOCIALISTE RACHADTESCHEMINDSEFER D'ORLt~ANDSE,L'OUESDTEL'EST&DUMIDI (ri Avoc la question de la Banque de France, la question des Chemins de fer est celle qui touche le plus au cœur la féodalité financiè-re. Partant, sa solution intéresse au plus haut point l'avenir de la démocratie. On a pu croire, après les fameuses Conventions de 1883, que le problème du rachat ne se poserait plus de longtemps. Les défenseurs des Grandes Compagnies· se flattaient même de l'avoir enterré. Leun; espérances seront déçues. r ous voici de nouveau à la Yeille d'une crise aiguë des chemins de fer. Déjà, dans son admirable rapport sur le budget de 1891, Camille Pelletau a mis en pleine lumière les innombrables abus ùos Compagnies privilégiées et signalé le péril imminent de l'accroiHHement indéfini de leurs dettes vis-à-vis de l'Etat. De son côté, M. Wickersheimer, dans un livre, paru récemment, proclame l'urgente nécessité d'en finir au plus tôt avec l'état de choseHactuel. Il Relivre à un examen minutieux de la situation des diverses Compagnies et, mettant en regard l'intérêt supérieur de l'Etat, conclut au rachat immédiat des Compagnies d'Orléans, de l'Ouest, ùe l'Est et du l\Iitli. LeH pouvoirs publics seront fatalement amenés, dans un avenir peu éloigné, à prendre position. Le travail de M. Wicker- (1) Etude sur le ,·achat des Chemins de fer d'Orléans, de l'Ouest, de l'Est et du Midi, pat· 1\1. Wickersheimer, ingénieu1· en chef des mines, ancien député.- Paris, 1892, Guillaumin et c•. •
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