680 LA REVUE SOCIALISTE diants, auquel assistaient les catholiques de Louvain, et le Congrès international des étudiants, à la Maison du Peuple, où les idées socialistes triomphèrent. Il faut ajouter qu'à cette éducation artistique et scientifique, le parti ouvrier ajoute, grâce à ses nombreux. cercles de gymnastique, l'éducation physique. Le parti ouvrier, on le voit, avec ces puissantes coopératives de la 1.lfaison du Peiiple, du Vooruit, du Progrès, du Werke1·, de la Ruche verviétoise, de la Populaire, du Prolétaire, et toutes les coopératives de la Flandre et de la Vallonie, livrant 700,000 kilos de pain par semaine; avec ses syndicats exerçant leur influence dans toutes les industries; avec ses mutualités rendant d'inappréciables services à toute une population ; avec ses ligues et sections politiques recrutant des adhérents partout et répandant les idées socialistes; avec ses groupes de gymnastes s'occupant d'éducation physique et ses cercles d'étudiants et d'artistes vulgarisant les connaissances artistiques et scientifiques et élevant le niveau intellectuel de la masse, le parti ouvrier est une organisation complète et complexe, dont l'influence dans le pays, si grande déjà qu'elle a modifié la tactique des partis réactionnaires et engendré la démocratie catholique, le parti ouvrier, donc, a donné la preuve incontestable de la capacité et de la maturité de la classe travailleuse, il a démontré que l'heure était venue pour le peuple de prendre part à la vie nationale et de posséder le d1·oitpolitique indispensable à l'émancipation économique. La séparati_on entre ouvriers catholiques et socialistes, sous la poussée qui se produit, ne pourra être un obstacle, car bien que quelques froissemetns aient eu lieu, la visite de la 1.lfaison du Penple à la J,faison des Ouvriers après le meeting démocrate, socialiste et catholique du Saùit-Jfichel, a été un événenement qui fait prévoir l'éventualité d'un rapprochement, dicté du reste par la nécessité de faire réussir la cause commune de tous les prolétaires ruraux et citadins. Il re'sterait, avant d'aborder les derniers points, à parler de la presse du parti ouvrier, mais il,vaut mieux réserver ce sujet pour une prochaine étude, et dire quelques mots du Congrès international de 1891 et d'autres points importants. On n'était jamais parvenu jusqu'ici à réunir à la fois tous les éléments organisés du socialisme de tous les pays et les groupes corporatifs des Trades Unions d'Angleterre. Chargé par le congrès marxiste et par le congrès p.ossibiliste de Paris en 1889, de réunir le congrès international à Bruxelles, le parti ouvrier belge entra en négociations avec les comités des diverses organisations nationales et après bien des efforts eut le bonheur de réunir à Bruxelles
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