La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

CORRESPONDANCE 625 instincts pour ne laisser subsister que ceux qui sont la honte de notre société. Veuillez agréer·, monsieur le directeur, l'expression de mes sentiments sympathiques et dévoués. UN ANCIEN OFFICIER. P.-S. - J'ai oublié de dire dans ma dernière lettre, pour qu'il n'y ait pas confusion, mais le lecteur a dù le comprendre, que, dans mon projet d'impôt sur le revenu, j'ai pris Paris pour exemple, les chiff're.s des loyers seraient à changer pour une ville moyenne, petite, pour un bourg ou un village. Le Temps publiait récemment sur la situation ouvriêl'e à Carmaux, une série de correspondances dont le but était de montrer que Carmaux était l' Eldorado ries mineurs et que par suite la Compagnie était pure de toute exploitation, de tout abus de pouvofr. ;\fais les chitft'~s donnés par le conespondant de notre grave confrère étaient, parait-il, si fantaisistes, que M. L. Comte, pasteur à Saint-Etienne, non suspect par conséquent d'opinions trop subversiyes, a cm devoi1· l'établir les faits. Mais le Temps a refusé d'ins,frer la rectification de l'estimable pasteur stéphanois. Celui-ci s'en plaint vivement dans une lettl'e qu'il nous adresse pour nous demander de l'aidei· à rétablir les faits en publiant la lettre que le Temps a refusé d'insérel'. Nous trouvons trop généreuse l'intervention de L. Comte pour ne pas lui prêter, avec empl'essement, le concours de notre publicité. Voici donc le texte de la lettre adressée à M. Hébrard et que celui-ci a refusé de publier : Saint-Etienne, le 12 octobre 1892. Monsieur le Directeur, Je lis dans le Temps du 11 octobre une enquête très intéressante que votre correspondant spér.ial vous envoie de Carmaux sur la situation de cette malheureuse localité, enquête dans laquelle se sont glissés des erreurs qu'il importe dans un haut intérêt de justice sociale de rectifier. Le Temps jouit - et à bon droit - auprès de ses lecteurs d'une telle autorité qu'il suffit au plus grand nombre d'entr'eux de rencontrer dans ses colonnes telln ou telle affirmation pour qu'ils la regardent comme une vérité irréfutable. Aussi, je ne doute pas que la plupart de vos abonnés ne s'autorisent de l'enquête de Carmaux pour asseoir leur jugement sur la conduite des mineurs de ce centre houiller en particulier et de tous les mineurs en général. Vous compre~ez combien il serait à la fois ~o

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==