La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

-1G8 LA REVUE SOCIALISTE ÉCHOSDRAMATIQUES LES VACA..i.CES _\..UTHÉ_\..TRE Dr> jllillr•t Ù ortoù1·r'. - Ils ont fui it tircl d'ailes, vera les plages de !'Océan, ou de la :Méditerranée, tous ces oiseaux au brillant plumage, an ramagcJ vibrant et sonore, qui égaient, pendant l'hiYer, p<:!rchésdans nos di ver,; théàtres, la grande Yolière parisienne: les petites perruches polissonnes, les jolis pinsons, les pies mot1ueuses, les gr,:mclsar;is à longue queue tragique, qui portent de gueule dorée et de plumagcJ rouge-vert ou rose tendre! Tous, ch:mteurs ou disc1urs comiques ou dramaturges, roucoulent ou déclament à l'envie, suivant les plus saines tmditions du ConscrYatoircl. Tous jettent aux quatre Yents des casinos leur léger hagago classi<1ue,et rafraîchissent aux brises marines, leur sang hnîlé, par l'atmosphère des théàtres; leur talent vicié par le conYènu. Tous, grands premiers rôles ou ingénuités, emplissent d ~ leur,; chants, fristes ou joyeux, les échos mondains ; et apport.mt dam; leurs tournées dramatico-comiques, un peu de la gaîté et du laisRer-aller de pem!ionnaires en vacances. La frétillante, l'r111w111·euse Réjane met sa perruque de côté ; une perruque rom,se sar fond noir! Bah les bons bourgeois provinciaux n'y regardent pas de si près ; là où il y a du talent de diction, on peut se passer d'harmonie ..... des couleurs. Du-1\linil, de la Comédie-Française, se fait applaudir dans l'Htm11,qèr<'. Bien que le jeu soit nerveux et exhubémnt au premier acte, cette jeune femme a de l'avenir. 'l'ous empli,;s2nt à la fois d'air leurs poumons et de beaux écus leur escarcelle. A Dieppe, pendant la sc1ison,l'excellent comique GaliJH'a11.r a été couvert de fleurs, par son directeur: un beau grand gas isnélite, à barbe demi rousse, qui paraît saturé d'eau de mer; et

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