14 LAREVUESOCIALISTE ·mouvement ouvrier, il fallait le choc d'une révolution pour faire crou 1er les restes de l'édifice capitaliste, cette r{ivolu tion, du moins, serait tellement préparée et possèderait une tàche si peu compliquée, que la réaction n'aurait guère de chances de s'ensuivre. Ainsi donc, si les prolétaires gagnent des avantages partiels .sur la bourgeoisie, en obtenant des.services publics et des réformes, les risques de la réaction et des divisions sont bieil moins à craindre que si ces prolétaires, tout d'un coup exaspérés, renverse la société bourgeoise par une victoire complète, mais subite. Cette victoire subite remettrait tout en question, aussi bien la nouvelle société que la société ancienne, à cause de la difficulté d'improviser une organisation toute nouvelle et à cause de la force des anciennes traditions. Les services publics et les réformes, au contraire, imposant une abstinence sans cesse croissante à l'exploitation capitaliste, rendront de plus en plus effectifs la liberté et le triomphe de la classe productive. Que les socialistes proclament donc avec l'auteur du Socialisme Intégral: « Soyons révolutionnaires quand les circonstances l'exigent et réformistes toujours. » Georges GmsLER.
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