L' ASSOCIATIO:'. OUVRIÈRE ET L'ÙNIONISJ\Œ ANGLAIS 391 indiquent donc, dans cette assemblée générale, la ligne de conduite qu'elles veulent suivre en masse. Mais déjà avant le Trade um·on Congress,les Trades Unionistes avaient fondé des assemblées ayant une caractérede communauté;je • veux parler des Trades Councils, qui sont des assemblées représentant les Trades Unions d'une ville entière,ou bien les Trades Unions de toute une région industrielle. Ces Trades counâls se sont beaucoup développés en Angleterre, ils existent maintenant dans tous les centres ouvriers un peu importants. Ils tiennent leurs réunions tous les mois et même toutes les semaines. Quelques-uns d'entre eux représentent jusqu'à cinquante, soixante et soixante-dix mille Trade Unionistes. Ces Trades Councils s'occupent souvent en détail des affaires de leurs Trades Unions. En tout cas, ils constituent pour elles un très puissant noyau d'unité. En outre, depuis que les Trades Unions ont pris un véritable essor, on a vu plus d'une fois toutes celles d'un même métier, établies sur différents points du pays, se réunir les unes aux autres dans une société appelée: Anial.qaniated society. L'Amalgamatedsociety est donc une vaste Trade Union s'étendant sur tout le pays et gouvernant par les mêmes statuts toutes les 'frades Unions du même métier anciennement indépendantes. Les mécaniciens, les fabricants de chaudières à vapeur et les constructeurs de navires de fer, les tailleurs, etc., ont tous formé des amalgamated society. De cette façon les mécaniciens de Londres sont réunis aux mécaniciens de Liverpool, et les constructeurs de navires de fer de Newcastle sont réunis aux constructeurs de navire de fer de Glasgow ..... etc . . Signalons enfin ces vastes féùérations qui se sont formées peu à peu et qui comprennent toutes les Trades Unions de métiers adjacents, comme les maçons, les briquetiers, les plafonneurs, les menuisiers, les charpentiers ..... etc. On le voit, les Trades Unions ont en réalité une tendance très marquée à se développer dans le sens de la communauté, en se réunissant les unes aux autres. C'est seulement, en effet, en s'y prenant de cette façon qu'elles pourront faire triompher les intérêts ouvriers contre les intérêts capitalistes. Et le triomphe des intérêts ouvriers est poar elles une question de vie ou de mort. Dans une lutte entre deux adversaires, il faut que l'un des deux soit victorieux. Dans la lutte que les· Trades Unions ont à soutenir contre la pui~sance des capitalistes, il faut ou que les ouvriers triomphent ou que les capitalistes triomphent. Les Trades Unions ne peuvent donc s'arrêter en chemin: elles doivent ou bien périr ou bien poursuivre la victoire ouvTière. Qu'importent, devant la marche inévitable de ce mouvement, cer-
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