La Revue socialiste - 1892 - Tome XVI - vol 01

358 LA HEVUE SOCIALISTE b1·isons nous-même de nos propres mains cette société dont nous aurions à rougir. Ce sont ces jeunes :"gens qui sont là. ce sont nos fils qui la reconstitueront, apportant dans cette réédification toute la générosité que leur donne la jeunesse et l'esprit de justice que '"ous aurez dû faire pénétrer dans ce& cœurs que vous façonnez avec cette tendresse qui n'a point d'égale dans le& affections humaines. Ils entreront dans la vie avec le sentiment de la dignité personnelle et rie l'indépendance; ils éviteront avec mépris, dans leur existence politique, les compromi&sions dégradantes qui font oublier le but et obscurcissent le sens moral. Ils seront dignes· de l'enseignement qu'ils ont reçu ; ils seront notre gloire, à nous, et nous aurons contribué à créer une societé dans laquelle chacun sera à l'abri de l'incertitude du lendemain, et nous aurons fondé la République universelle. Le Congrèsdes Communes socialistes.- Le Conseil municipal <leSaint-Ouen a adressé la convocation suivante à tous les conseils. municipaux où siègent des élus du parti socia_liste: Citoyen maire, Citoyens conseillers municipaux, Les conseillers municipaux de St-Ouen ayant décidé d'organiser un congrès des communes socialistes de France, les 11, 12, '13 septembre prochain, vous p1·ient de vouloir bien leur faire savoir si vous dèsirez adhérer à ce congrès et, dans l'affirmative, le nombre de délégués que vous pourrez y envoyer et les questions que vous désirez voir porter à l'ordre du jour. L'importance de cettt! œuvre ne saurait échapper aux municipalité& socialistes qui savent que les revendications formulées dans les différents congrès ou,-riers devront, pour aboutir, ètre présentées dans un faisceau compact fo:wé par toutes les fractions socialistes, sans distinction d'école. Nous vous prions donc citoyens, de biens vouloir nous adresse1· votre réponse avant le 31 courant afin que nous puissions fixer notré ord1·e dn joui· que nous vous ferons pa1·veni1·dans la première quinzaine d'août. Veuillez agréer, citoyen maire et citoyens conseillers municipaux, nos. saluts socialistes et révolutionnaires. L'on a prêté au gouvernement l'intention d'interùire ce congrès. Sans doute M. Loubet finira par s'apercevoir que la redingote <leM. Guizot est trop grande pour lui. N'étant pas <les amis du gouvernement, nous n'avons pas à. _1ui donner des conseils, ni à 1ui énumérer les raisons de sage politique qui lui recommandent la pratique de la liberté. Et, comme. nous aurons l'occassion de revenir sur ce congrès, nous resterons aujourd'hui sur le terrain de la stricte légalité. L'article de la loi de 1884 qui interdit aux conseils municipaux de se mettre en communication avec d'autres conseils municipaux, ne peut être applicable aux organisateurs de St-Ouen, le Congrès de septembre devant être une conférence, non pas de municipalités ou de con-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==