' MOUVE~IENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'J'.;TRANGER 3!)!) seils, mais de membres des divers conseils communaux. - Le' cachet qui figure sur la lettre de convocation porte simplement:' Congràs des conseillers municipaux socialistes de France. Les CongJ'ès « socialiste >> et « corporat'tf » de J,farseûte. Voici le manifeste adressé par les organisateurs du 10me congrès. national du Parti Ouvrier aux fédérations, groupes ou syndicats; du Parti et à, tous les Travailleurs de France. Camarades, Le dixième Congres national du Parti ùuv!'ier s'ouvrira à l\Iarseille Je· 2-i scpteml.Jre prochain. A Marseille c'est-à-dire dans la ville même qui, il y a treize ans, voyait le Prolétariat français jeter les premières I.Jases de son organisation en parti de ~lasse. C'est à Marseille qu'en 18ï9, les délégués de quelques milliers de lrnvail, leurs, réunis en Congrès, appelèrent pour la première fois leur cla~se à se séparer de tous les partis bourgeois et à marcher à la conquête du pouvoil: politique, pour l'appropriation collective des moyens de production qui, « seule, répond à la fois aux nécessités économiques et aux conditions de Justice et d'Egalité que doit remplir la société nouvelle. ll Cet appel. qui était une véritable révolution et faisait entrer la France ouvrière dans le grand courant collectiviste- ou communiste - qui emporte les travailleurs ùu monde entier, n'est pas resté sans· é..:!10. Malgré des manœuvres de tous genres et des divisions déplorables, dans tous les centres industriels la voix du Congrès de Marseille a été entendue; les prolétaires se sont levés, se g1·oupant pour la lutte corporative et politique; et, les manifestations du 1er l\lai aidant, il y quelques semaines à peine ils entraient dans la période des réalisations en s'emparant dans maints endroits du pouvoir municipal. C'est ainsi que Marseille, deux fois initiatrice, en théorie et en pratique, que Roubaix, Montluçon, Caudry, Commentry, La Ciotat, Beaucaire, Narbonne, Toulon, Cours et cinquante autres commuues ont installé le Parti Ouvl'ier â l'Hôtel de Ville. devenu réellement la Maison du Peuple et où s'élaborent les réformes immédiates décidées par notre dernier Congrès de Lyon. Il s'agit de continuer et de compléter l'œuvre si bien commencée et par laquelle nous nous adressons en toute confiance, non seulement aux groupes du Parti proprement dit, mais à toutes les organisations syndicales ou politiques qui, sans avoir enco1·eadhéré officiellement au Com,eil National, tendent avec nous au même b□ t par les mêmes moyens c'est-à-dire l'expropriation politique et économique de la bourgeoisie capitaliste. Pour cela, le Congrès auquel vous êtes invités à vous faire représenter, aura à centraliser l'action des élus municipaux et l'égislatifs du Parti, de façon à la multiplier et à la rendre plus féconde. Il aura à porter notre propagande dans un milieu qu'il nous a fallu négliger jusqu'à présent, nous avons nommé les campagnes, où de plus en plus, par la dêpossession continue et fatale des propriétaires-cultivateu1·s, i;e constitue un prolétariat agricole aussi misé1:ableque le prolétariat industriel et condamné pour s'affranchir à la, même transformation sociale. ll aui·a encore à envisager les deux grandes échéances de l'année prochaine: le Ier Mai et les Elections législat,ives, pour que, dans la manifesta-
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