31 LA REVUE SOCIALISTE Compagnies de paquebots, les Compagnies pour le percement d'isthmes ou de montagnes, pour les irrigations ou les dessèchements. etc.), soit par suite du développement économique (comme les charbonnages, les mines et les carrières, les grands établissements métallurgiqnes, les grands chantiers de marine, etc.) il faut que leur gestion rentre dans l'administration des affaires publiques du pays, et leur matériel dans le domaine public de l'Etat. « Mais nous dira-t-on peut-être, pourquoi cette profonde diff~rence entre les groupes industriels faisant fonctionner les autres industries que vous appelez entreprises sociales et services publics, et ceux faisant fonctionner les autres industries? Celte différence, si elle existe, ce n'est pas nous qui la faisons, ni la désirons: cr sont les faits enx-mêmes qui la créent f>t l'imposent. Les premiers de ces groupes ont en main un monopole et pour ètre remis entre les·m,.tins de travailleurs, au lieu dt>se trou ver eutre les mains de capitalistes, ce monopole n'en sel'ait pas moins dangereux. L'Etat et la Commune, chacun dans son ressort, peuvent seuls monopoliser, parce que l'Etat et la Commune, c'est tout le monde, et que le monopole ùe tout le U1onde n'est plus le monopole (1). » Comme nous le voyons, César De Paepe, trace les grandes lignes de la production, qui laisseraient à celle-ci une liberté suflisante, tout e11 la maintenant dans des cadres déterminés. J,;11 c~ qui concerne le détail proprement dit, ce sont les circons1ances particulières, l'état du machinisme, des corps de métier, de la population ouvrière, qui doiYent fournir les éléments de la réglementation à établir. Ces circonstances joueraient un grand role dans la recherche << d'une combinaison, dont la formule, comme dit De Paepe, est loin d'être définitivement fixée, une sorte d'association encore indéterminée >>. Les difficultés que l'on rencontrera dans la formation de semblables associations consisteront à éviter les conflits entre les producteurs, la domination des uns par les autres. Quel no1i1bre de producteurs les besoins de la consommation défendront-ils de dépasser, dans chaque corps de métier devenant sans doute la fédération de tous les groupes du même métier? - Comment les travailleurs qui n'auront pas trouvé place dans cette fédération, se dédommageront-ils d"Lintravail où les poussait leur préférence particulière? La pratique cle\'ra r<~pondre à ces questions qu'on no peut envisager maintenant, que d'une fac;on hypothétique et imparfaite. :Nous voulions simplement ( 1) De l"organisalion des sei·vices publics d .m. s la société {utw·e, p. 93.
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