DIVERSITB DES TE:-fDANCES DANS LE l\10UVE~1ENT SOCIALISTE 33 vaux devenus services publics. Certaines iudustries sont restées au premier degré de développement, et, parmi celles-là, il en est mèmè qui, par leur nature, paraissent destinées à ne pas aller au-delà. D'autres, en très grand nombre, sont parvenues ou sont en voie de parvenir au second degré de développement, et parmi celles-ci il en est qui, peut-être, resteront à ce deuxHJme degré de développement, et d'autres qui n'y sont pas encore parvenues y tendent visiblement déjà, ou pourraient fort bien y parvenir un jour, exemple: l'Agriculture (comme nous l'avons dit plus haut). « Les industries du premier Jegré peuvent rester les industries individuelles, si le .travailleur y est, à lui seul producteur d'un produit complet; ou si, pour des raisons d'économie ou pour toute autre considération, le travailleur de la petite industrie veut s'associer avec des collègues, c'est en vertu d'une convention qui peut se rompre au- gré des parties; il ne s'agit là que d'une association qui peut se dissoudre ou se reformer suivant les circonstances, d'une simple société coopérative ou de quelque chose d'analogue de la société en nom collectif du code de Commerce. Il n'6n est pas de même pour les industries du second degré. lei le travail collectif étant inévitable, nécessaire, la société collective des instruments de travail est absolument indispensable. Et ici, il s'agit de faire de ces instruments, non la propriété de quelques travailleurs du métier, mais du corps de métier dans son ensemble. Il faudrait donc réaliser une combinaison dont la formule est loin d'être définitivement fixée, une forme d'association encore indéterminée aujourd'hui, mais en vertu de laquelle les instruments de travail, l'outillage, les matériaux, les machines, en un mot les capitaux de toute sorte, nécessaires au fonctionnement des chantier~, des usines et des manufactures, seraient la propriété collective, indivise, anonyme et impersonn~lle du groupe industriel lui-même, quel que soit le va-et-vient des travailleurs entrant ùaus ce groupe au moment de la liquidation sociale, ou à tout autr'3 moment donné. Nous trouvons aujourd'lrni quelque chose d'analogue pour les biens appartepant aux communes et pour ceux qui appartiennent aux corporations ou instilutions quelconques auxquelles la loi confère la personnification civile. La personnification civile accordée aux syndicats ouvriers ou union de métier, dont on parle beaucoup, sera un acheminement vers cette forme de collectivité. « Enfin quant aux industries du troisième degré, vu qu'elles sont revêtues du caractère d'entreprises sociales, de services publics, soit par leur nature même (comme les chemins de fer, 3
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